Des municipalités recherchent désespérément des cols bleus
Olivier Bourque | Journal de Montréal
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Que ce soit des emplois saisonniers ou permanents, les villes s’arrachent les cols bleus en ces temps de pénurie. De mystérieuses pancartes ont même poussé sur la Rive-Sud dans la région de Montréal, où on invite les gens à postuler.
« La Ville de Châteauguay est en recrutement pour du travail de col bleu. Ça vous intéresse ? » est-il écrit sur des affiches, notamment sur la rue principale et dans le parc industriel.
« Ce n’est pas une initiative de la Ville, on ne sait pas qui est derrière. Mais quand on a vu les pancartes, c’est certain que c’est créatif et innovateur. Mais ça n’a pas été super efficace et ç’a créé une certaine déception », a souligné Stéphanie Gosselin, directrice des communications à la Ville de Châteauguay.
Environ 75 personnes ont appelé jusqu’à maintenant. Cependant, plusieurs de ces candidats espéraient des postes permanents, mais Châteauguay cherche surtout des cols bleus saisonniers pour l’instant.
UMQ
« On avait une quarantaine de postes à pourvoir, du travail de voirie, de la conduite de véhicule classe 3. On garde un registre de toutes les candidatures, car on a un grand enjeu de recrutement actuellement tout comme les municipalités environnantes », assure Mme Gosselin.
Postes permanents
D’ailleurs, dans plusieurs villes du Québec, les besoins en main-d’œuvre de cols bleus sont de plus en plus importants pour des emplois non seulement saisonniers mais aussi permanents, comme à Montréal.
« Une hausse du nombre de postes de cols bleus à combler est effectivement constatée au cours des dernières années en raison des départs à la retraite », a assuré Audrey Gauthier, porte-parole à la Ville de Montréal.
La métropole québécoise dit avoir mis de l’avant des stratégies d’attractions pour être en mesure de combler l’ensemble des besoins. Sur les différents sites d’emplois, la Ville est très active dans sa recherche de candidats.
À Québec aussi
À Québec, c’est la même situation. Plusieurs postes permanents sont à pourvoir et on cherche activement des mécaniciens, des tuyauteurs et des électriciens.
« Pour certains corps de métier comme les cols bleus il y a toujours des besoins de main-d’œuvre », a souligné David O’Brien de la Ville de Québec.
À l’Union des municipalités du Québec (UMQ), on a constaté une hausse des appels des responsables des villes qui se demandent comment rejoindre les candidats.
« Il y a un vieillissement démographique et il manque de main-d’œuvre pour combler ce vide. Plusieurs municipalités ont de la difficulté à recruter, ça risque d’être un enjeu pour les prochaines années », indique Patrick Lemieux de l’UMQ.