Des missions qui doivent donner des résultats

Karine Gagnon
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La mission du maire Bruno Marchand dans les pays scandinaves, en mars, pose un certain nombre de questions et impose des obligations de résultats qui permettront de juger de sa pertinence, d’autant plus en cette période cruciale pour le projet de tramway.
Lors du point de presse précédant le premier conseil de l’année, hier, le maire a dû justifier ce « voyage » auquel il prendra part du 22 au 31 mars.
M. Marchand, accompagné de cinq autres personnes, se rendra à Copenhague, à Malmö et à Helsinki pour se pencher sur la mobilité active, le transport collectif, dont le tramway, et sur l’itinérance.
On peut notamment se questionner sur le moment choisi, la durée, le nombre et le choix des participants.
Aussi, quel est l’avantage de se pencher sur l’insertion d’un tramway en hiver alors que le projet est aussi avancé ?
Pourquoi la directrice adjointe du cabinet du maire y participe-t-elle, alors qu’il n’y a aucun représentant du bureau de projet du tramway ?
Quel sera l’apport du directeur du bureau des relations internationales, alors qu’une autre membre de ce bureau sera présente ?
Plus de transparence
Les réponses reçues à ces questions, depuis jeudi, manquaient de précision. Afin de préciser, j’ai tenté de m’entretenir avec Pierre-Luc Lachance, vice-président du comité exécutif et responsable de la mobilité active. Je souhaite connaître ses motivations en lien avec ces visites auxquelles il prendra part.
Mais cela n’avait toujours pas été possible au moment d’écrire ces lignes, malheureusement.
M. Marchand a néanmoins expliqué hier qu’il n’était jamais trop tard pour se questionner et s’inspirer des projets similaires ailleurs.
On a besoin d’apprendre et de s’inspirer des meilleurs, et il reste encore plusieurs éléments à préciser, a-t-il expliqué. Il sera intéressant de constater quel sera l’apport pour le tramway, notamment.
Pas une partie de plaisir
Par ailleurs, Bruno Marchand a raison de dire que certaines rencontres doivent être effectuées en personne. Effectivement, il ne s’agit pas d’un voyage d’agrément ou d’une « partie de plaisir », mais d’une mission de travail.
Pour avoir couvert plusieurs missions, depuis près de 15 ans, je peux témoigner que l’horaire est éreintant.
Les journées sont bien remplies, de rencontres la plupart du temps pertinentes. À suivre.