Des membres du parti de l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado manifestent à Montréal
«Son leadership est très important avec ce qui va arriver», a fait valoir un représentant de sa formation politique

Olivier Faucher
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Des membres du parti de l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado qui ont manifesté dimanche à Montréal, attendent impatiemment le retour au pays de la récipiendaire du prix Nobel de la paix.
« Bien sûr, elle pourra revenir au Venezuela. Mais ça fait 27 ans d’attente [pour la démocratie] et les choses doivent être faites correctement », a fait valoir Nelson Gaivis, représentant du parti « Vente Venezuela ».
Le parti dont la cheffe est Maria Corina Machado a organisé des manifestations partout dans le monde dimanche en réaction à la capture du président Nicolas Maduro. L’une d’entre elles a attiré une cinquantaine de personnes dans le parc des Faubourgs, à Montréal.

Mme Machado est une figure de l’opposition de droite à Maduro qui s’est vue interdire de participer aux élections de 2024. Elle a depuis reçu le prix Nobel de la paix et a quitté le pays en décembre après y avoir vécu dans la clandestinité.
« Son leadership est très important avec ce qui va arriver », a souligné M. Gaivis.

Patience pour la transition
Flor Gonzales, aussi membre du parti, soutient que ses compatriotes devront être patients pour la transition qui vient de s’amorcer.
« Ça ne prendra pas des semaines ou des mois, mais des années, croit-elle. Il y a trop de groupes criminels au Venezuela. Il faut les arrêter et les sortir du pays, parce que sinon ils vont se révolter partout. »
D’ailleurs, le descriptif pour la manifestation de dimanche se lisait : « tous organisés pour la transition, l’heure de la liberté est arrivée. »
Soraya Benitez, présidente du Forum pour la démocratie Canada-Venezuela, a soutenu que le peuple doit être « vigilant » pour que le pays transite bel et bien vers la démocratie.

La vice-présidente Delcy Rodriguez, qui assure l’intérim du pouvoir et qui doit coopérer avec les États-Unis selon Trump, a pourtant déclaré que Maduro était « l’unique président » du Venezuela.
« Est-ce que ce régime va vraiment collaborer ? On ne sait pas, mais les Américains ont déjà démontré qu’ils ont beaucoup plus de force. Il n’y a pas eu de confrontation », se conforte Mme Benitez.