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Le reconfinement immédiat du Grand Montréal réclamé

TVA Nouvelles

2021-04-02T11:42:14Z
2021-04-02T17:09:24Z

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Le collectif COVID Stop réclame le reconfinement immédiat du Grand Montréal et la fermeture des écoles afin d’éviter que la situation de la COVID-19 ne dégénère au Québec. 

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«Si on laisse aller, qu’est-ce qui va arriver? C’est qu’on va avoir une courbe beaucoup plus difficile à courber et qui va nous trainer en longueur avec cette pandémie beaucoup plus longtemps», soutient le Dr Amir Khadir, microbiologiste-infectiologue membre du collectif, en entrevue à Mario Dumont. 

«La troisième vague est là, les variants sont là, c’est très contagieux», ajoute-t-il. 

Les experts en santé du groupe, composé notamment de médecins, d’épidémiologistes et de scientifiques, constatent déjà, dans les hôpitaux, un changement dans le type de patients admis. 

«C’est que les patients sont plus jeunes. Donc quand on a des patients plus jeunes, ce sont des patients qui ont une réserve physiologique plus importante, donc souvent ils se présentent à l’hôpital à bout de souffle, en fin de course et on les reçoit aux soins intensifs directement dans un état clinique très précaire. Donc non seulement ce sont des patients plus jeunes, mais ce sont des patients souvent qui arrivent dans un état plus critique», explique le Dr Vincent Bouchard-Dechêne, spécialiste en médecine interne affecté à l’Unité des soins intensifs de l’hôpital Notre-Dame et aussi membre du groupe COVID Stop.

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Un phénomène qu’a aussi pu observer la Dre Marie-Michelle Bellon, spécialiste en médecine interne affectée à l'unité COVID de l'Hôpital Notre-Dame. 

«Le variant est bcp plus contagieux. J’ai noté que deux de mes patientes positives pour le variant avaient été infectées par de très jeunes enfants via les garderies et ça, c’est complètement inhabituel», rapporte-t-elle. 

Tests rapides et ventilation 

Avec cette demande d’appliquer au Grand Montréal un traitement-choc similaire à celui imposé aux villes de Québec, Lévis et Gatineau vient, en contrepartie, une demande d’engagement de la part du gouvernement. 

«On ne demande pas le confinement pour le confinement», dit Amir Khadir. 

COVID Stop demande que tout soit arrêté pendant quatre semaines, mais que «pendant ce temps-là, le gouvernement fasse sa part». 

«Les gens font leur part, c’est-à-dire, on demande aux citoyens "faites votre part, limitez vos déplacements, limitez votre liberté", et puis lui, de sa part, le gouvernement, il va accélérer le déploiement des tests rapides autoadministrés et va s’assurer que la qualité de l’air dans les écoles cette fois-ci on le fait comme il faut», propose M. Khadir. 

Le collectif COVID Stop avait déjà fait une sortie publique en juin pour réclamer le port du masque dans les lieux publics, une demande à laquelle le gouvernement avait finalement accédé en juillet. 

Le premier ministre du Québec, François Legault, a quant à lui publié sur Facebook, vendredi matin, un long message dans lequel il explique les raisons pour lesquelles il n’a pas appliqué le traitement-choc à toute la province. 

«Pour moi, chaque semaine qu’un enfant peut passer à l’école à Trois-Rivières, chaque semaine de plus où un entrepreneur peut servir des clients dans un resto à Sherbrooke, chaque semaine où un artiste peut monter sur scène à Montréal pour éblouir son public, c’est autant de petites victoires pour nous tous», affirme le premier ministre.

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