La Ligue nationale de hockey (LNH) examinerait divers scénarios pour la reprise des activités et l’un des plans comprendrait le déménagement temporaire du Canadien de Montréal aux États-Unis cet hiver.
• À lire aussi: Le sport à huis clos est de retour au Québec
• À lire aussi: COVID-19: un autre cas chez les Canadiens
C’est du moins ce qu’a rapporté mardi soir le journaliste de la chaîne TVA Sports Renaud Lavoie. Le resserrement des mesures pour lutter contre la propagation de la COVID-19 au Québec risque ainsi de causer davantage de maux de tête à l’organisation montréalaise.
Déjà, le Tricolore a disputé son match de jeudi dernier contre les Flyers de Philadelphie à huis clos, tandis que celui face aux Bruins de Boston, samedi, a été reporté. Plus tôt cette semaine, le gouvernement provincial a exigé la tenue des événements sportifs sans la présence du public.
«Le premier [scénario sur la table] serait que le CH jouerait beaucoup de matchs à l’étranger, en janvier et en février, en attendant des mesures moins contraignantes à Montréal. On espèrerait ainsi pouvoir réintégrer le Centre Bell en mars devant des partisans et on y disputerait alors plusieurs matchs consécutifs», a affirmé Lavoie.
«L’autre scénario serait de voir le Canadien se trouver un domicile temporaire où ils pourrait y jouer ses matchs locaux. Cette avenue serait toutefois très dispendieuse, car il faudrait loger toute l’organisation sur une longue période. [...] Mais peu importe ce qu’on choisira de faire, jouer des matchs à huis clos, c’est, côté affaires, impossible, d’une certaine façon.»
De l’argent en jeu
Le contrat de travail liant la LNH à l’Association des joueurs est également de nature à compliquer la situation, puisque les revenus des formations du circuit ont une influence à divers égards, notamment le plafond salarial et le montant à remettre en fiducie par les joueurs.
«La LNH et l’Association des joueurs avaient prévu que la saison dernière serait disputée à huis clos. Les propriétaires avaient donc la garantie qu’ils allaient retrouver l’argent perdu un peu plus tard dans la convention collective. Mais jamais, dans toute cette planification, il n’a été question que des matchs de l’actuelle saison soient tenus sans la présence de spectateurs», a rappelé Lavoie.
«Si, par exemple, le CH devait jouer tout son mois de janvier à huis clos, on parle d’une dizaine de matchs à domicile où d’importants revenus seraient perdus. Ce serait un scénario catastrophique pour l’équipe. Le pire.»