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États-Unis: des journalistes pris à partie par la police lors d’une manifestation antiraciste

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2021-04-17T18:31:41Z
2021-04-18T00:29:44Z

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Plusieurs journalistes ont été pris à partie par la police, vendredi, en banlieue de Minneapolis aux États-Unis, lors de manifestations pour protester contre la mort de Daunte Wright, un jeune homme noir tué dimanche par une policière blanche.

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Près de 500 personnes s’étaient rassemblées devant les grilles du commissariat de Brooklyn Center, à une dizaine de kilomètres de Minneapolis, pour une sixième soirée consécutive de manifestations après la mort dimanche de Daunte Wright, tué lors d’un banal contrôle routier.

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C’est aussi dans cette grande métropole du nord des États-Unis que se déroule actuellement le procès de Derek Chauvin, l’ex-policier blanc accusé du meurtre de George Floyd l’an dernier.

Peu avant l’entrée en vigueur d’un couvre-feu à 22h (heure locale) décrété par les autorités, la police a donné l’ordre à la foule par haut-parleur de se disperser avant de déployer plusieurs dizaines d’agents en tenue antiémeute.

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Encerclant les manifestants restés sur place, les forces de l’ordre ont alors notamment fait usage de gaz poivre sur plusieurs journalistes qui s’étaient clairement signalés comme tels.

La presse a, en outre, eu interdiction de rester dans le dispositif de masse mis en place par la police pour documenter les arrestations en cours.

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Pour sortir de ce dispositif, les journalistes ont également eu l’obligation de se faire photographier et de laisser les policiers photographier leurs documents d’identité, par la police de l’État du Minnesota.

Après une plainte déposée par plusieurs journalistes et un syndicat les représentant, un juge avait pourtant décrété, plus tôt, le même jour une ordonnance temporaire d’éloignement envers la police à Brooklyn Center.

Selon le jugement rendu public, les forces de l’ordre ont ainsi interdiction «d’arrêter, ou de menacer d’arrêter [...] toute personne dont elles savent ou ont raison de croire qu’elle est journaliste».

Interdiction leur est faite également d’utiliser la force physique ainsi que des grenades assourdissantes, des matraques ou encore des «agents chimiques», comme du gaz poivre, contre les journalistes.

«À la suite de commentaires de médias, et au regard de la récente (injonction), la police d’État du Minnesota ne photographiera plus les journalistes», a réagi samedi dans un communiqué la Minnesota Operation Safety Net, le groupement des différentes forces de l’ordre qui traitent les manifestations autour du procès de Derek Chauvin.

La police d’État du Minnesota affirme également avoir «fourni à ses agents» les directives de l’injonction émise vendredi, et les avoir également «fournies aux autres forces de l’ordre» présentes aux manifestations à Brooklyn Center.

Le groupe de défense de la liberté de la presse U.S. Press Freedom Tracker déplore «au moins 7 agressions et 3 arrestations/détentions de journalistes couvrant les manifestations» depuis dimanche à Brooklyn Center.

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