Des interrogations sur les remords de l’ingénieur Simon Houle
Carl Marchand
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Commettre des attouchements sexuels alors qu’on vient d’obtenir une absolution conditionnelle pour agression sexuelle montre une absence de remords, estime une psychologue spécialisée, au sujet l’ingénieur Simon Houle.
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Le dossier de Simon Houle a fait couler beaucoup d’encre au cours des derniers jours. Une femme l’a accusé de lui avoir agrippé une fesse lors d’un voyage dans le Sud.
«Apparemment, dans ce cas-là, il [Simon Houle] fait partie des gens pour qui le fait d’avoir été reconnu coupable ou non, le contact avec le système de justice criminel n’a pas été suffisant pour l’amener à arrêter ces gestes», a commenté Franca Cortoni, psychologue spécialisée en agressions sexuelles à l’École de criminologie de l’Université de Montréal, en entrevue à QUB radio, mardi.
La professeure ajoute qu’avoir fait montre d’honnêteté dans un processus de thérapie ne règle pas tous les problèmes.
«Admettre que tu as commis d’autres agressions sexuelles ne veut pas dire que tu ne recommenceras pas. C’est un vestige du système criminel: c’est faute avouée à moitié pardonnée, mais pas en matière d’agressions sexuelles!»
Idem pour les arguments concernant la brièveté de l’agression sexuelle commise par Simon Houle en 2019.
«Si quelqu’un a volé un portefeuille en une seconde, c’est moins grave que s’il avait pris 10 secondes?» s’est questionnée Franca Cortoni.