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Des hockeyeurs de 9-10 ans privés de jouer leurs matchs dans le Bas-Saint-Laurent

Les jeunes de la catégorie M11 B étaient sur la glace du centre Premier Tech de Rivière-du-Loup jeudi dernier, ne sachant pas quand ils allaient pouvoir rejouer un match de leur ligue.
Les jeunes de la catégorie M11 B étaient sur la glace du centre Premier Tech de Rivière-du-Loup jeudi dernier, ne sachant pas quand ils allaient pouvoir rejouer un match de leur ligue. Photo LOUIS DESCHÊNES
Photo portrait de Louis Deschênes

Louis Deschênes

2024-12-11T05:00:00Z

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RIVIÈRE-DU-LOUP | Des enfants de 9 à 10 ans du Bas-Saint-Laurent sont privés de leurs matchs de hockey depuis deux semaines en raison d’un règlement controversé de l’association de hockey mineur.

Le 28 novembre dernier, trois équipes de Rivière-du-Loup dans la catégorie M11 B ont été suspendues par Hockey Bas-Saint-Laurent (HBSL), qui demandait de rééquilibrer les formations en pleine saison, ce que plusieurs parents ont refusé en raison de la date tardive, selon eux.

«C’est inacceptable et inhumain de faire vivre ça à des enfants. Il est trop tard pour des changements», dénonce Louis-Philippe Lachance, un ancien joueur des Remparts de Québec et père d’un jeune évoluant dans une de ces équipes.

Ce dernier est appuyé par une majorité de parents qui n’en reviennent tout simplement pas de cette décision, alors que les équipes s’apprêtaient à disputer leur sixième match de la saison.

«Depuis septembre qu’on se fait écœurer avec les sélections, et trois mois plus tard, ils [HBSL] changent les équipes. C’est inconcevable. C’est de la politique au détriment des jeunes. C’est ça, le hockey mineur au Québec», peste Sébastien Dumont, un parent à bout de patience.

Le jeune Edward, qui est pourtant un grand partisan des Canadiens et de Cole Caufield, a perdu le goût de jouer dans une ligue organisée, tout comme plusieurs de ses coéquipiers.
Le jeune Edward, qui est pourtant un grand partisan des Canadiens et de Cole Caufield, a perdu le goût de jouer dans une ligue organisée, tout comme plusieurs de ses coéquipiers. Photo SÉBASTIEN DUMONT
Pas de tournois

Pendant que les joueurs M11 sont sur la glace, leurs parents se sont réunis pour expliquer au Journal que cette décision, pour eux, «n’a aucun sens».

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Les tournois et les hôtels sont réservés; les commandites sont trouvées; les joueurs ont leur coton ouaté de l’équipe avec leur nom et leur numéro; les liens sont faits, les entraîneurs sont appréciés, et les congés des parents qui devront s’absenter du travail sont déjà au calendrier, peut-on entendre.

«Mon garçon, c’est sa première année atome. Il était excité de vivre l’expérience d’un tournoi à Matane, et on l’envoie dans une nouvelle équipe qui n’a pas de tournoi de prévu. C’est une très grande déception pour lui», constate le père de famille Jonathan Castonguay.

Des larmes

Les parents rencontrés ont également confié que lorsque l’annonce du remaniement des équipes a été faite aux enfants, certains ont pleuré à chaudes larmes dans les couloirs de l’aréna.

D’autres ont indiqué que leurs jeunes avaient exprimé de la colère à la maison et voulaient même abandonner le hockey, pourtant leur sport favori.

«Revenons à la base. Ils ont 9-10 ans dans du simple lettre, on n’est pas dans la Ligue nationale [de hockey]. Je dis quoi à mon fils? Qu’il a été échangé? Au début, je pensais que c’était une farce», s’indigne Sébastien Dumont.

Photo LOUIS DESCHÊNES
Photo LOUIS DESCHÊNES
Décision maintenue

Hockey Bas-Saint-Laurent a fait savoir la fin de semaine dernière que la décision était maintenue.

Dans un communiqué, l’organisation cite un règlement qui leur permet d’exiger le rééquilibrage des forces avant le sixième match des équipes en cause, peu importe la date.

L’association explique cette décision par la faiblesse d’une équipe qui n’a toujours pas remporté la victoire en cinq parties.

Ces jeunes, dans le plan initial envoyé aux parents en septembre, devaient affronter d’autres équipes du Bas-Saint-Laurent plus faibles dans le niveau B, grade 2, ce que les parents avaient accepté.

«Tout le monde savait qu’il y avait une équipe moins forte, et l’idée de faire une division B faible, une décision que nous avons d’ailleurs reçue dans une communication du 30 septembre, était la meilleure option pour les jeunes. Mais ils ont changé d’idée à la fin novembre», précise Louis-Philippe Lachance.

Lors d'une réunion spéciale mardi soir, les parents ont finalement abdiqué en échange de certaines conditions, dont l'accompagnement pour l'inscription des équipes dans un tournoi . 

D'ailleurs, Hockey Québec avait dépêché un représentant afin de trouver des solutions devant une situation devenue irritable pour les enfants et les parents.

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