Des fans de Trey Yesavage dans le vestiaire du Canadien: «Ce qu’il a accompli est complètement fou», a soutenu Nick Suzuki


Jonathan Bernier
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Il n’y a pas que les frappeurs des Dodgers que Trey Yesavage a mystifiés mercredi soir. Assis devant leur téléviseur, certains joueurs du Canadien peinaient à croire ce qu’ils voyaient du lanceur recrue des Blue Jays.
«Ce qu’il a accompli est complètement fou», a reconnu Nick Suzuki à propos de la soirée de 12 retraits au bâton de l’artilleur de 22 ans.

Originaire de London, le capitaine du Tricolore suit les moindres faits et gestes de la formation torontoise depuis son plus jeune âge. En partisan qui se respecte, il connaissait le potentiel du choix de premier tour de sa formation favorite.
«Je suis sa progression depuis qu’il a été repêché. Tout au long de la saison, on a entendu parler de lui, a mentionné Suzuki. Et le voilà qui lance et performe dans un environnement comme celui-là.»
«Ses balles semblaient impossibles à frapper. C’était vraiment spécial», a-t-il ajouté.
La naïveté, un avantage
Le Dodger Stadium est un parc mythique. De grandes équipes y ont joué et la foule y est toujours hostile. C’est sans compter la formation boostée des Dodgers avec, à sa tête, Shohei Ohtani.
Réduire tout ce monde au silence, à 22 ans, ça prend assurément des nerfs d’acier.
«Parfois, la jeunesse amène de l’insouciance, a indiqué Martin St-Louis, qui en connaît pas mal sur la psychologie sportive. Tu as moins de stress parce que tu n’as pas l’expérience. Tu es habité d’une certaine naïveté. C’est quasiment un avantage.»
«Du stress, il y en aura toujours, a poursuivi l’entraîneur-chef du Canadien. Tu te calmes, tu vas jouer et tu fais confiance à ton entraînement. Car oui, l’environnement, c’est une chose. Mais les règlements demeurent les mêmes, le jeu demeure le même.»
Evans plus confiant que jamais
Le nom de Yesavage est sur toutes les lèvres. Et avec raison. Cependant, il n’a été impliqué que dans deux rencontres de la Série mondiale. Si les Jays ne sont qu’à un gain du troisième championnat de leur histoire, ils le doivent à l’ensemble de leur œuvre.
«Ce que j’aime de cette équipe, c’est que tout le monde peut faire la différence, a souligné Jake Evans, lui-même natif de Toronto. Même le bas de la formation peut provoquer des choses. Ce n’est pas une équipe qui s’appuie seulement sur un ou deux frappeurs.»
Evans reconnaît que ses certitudes ont été un peu ébranlées à l’aube de cette série en raison de la présence des puissants Dodgers.
«J’étais moins confiance qu’avant les autres séries, mais je gardais la foi.»
Maintenant que ses favoris sont à une victoire du sacre, le voilà plus confiant que jamais. Et il n’a qu’un souhait.
«J’espère qu’ils vont gagner demain [vendredi]. De cette façon, je pourrai regarder leur victoire en direct à la télé.»
Chose qui sera impossible si la confrontation devait se rendre à la limite, puisque le Canadien accueillera les Sénateurs au même moment.