Des failles dans le plan de vaccination de Québec?
TVA Nouvelles
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Devant la lenteur du déploiement de la vaccination contre la COVID-19 au Québec, le gouvernement doit considérer d’autres options qui permettront de véritablement lancer une campagne massive dans la province, croit l’experte Diane Lamarre.
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La pharmacienne et professeure titulaire de clinique à l’Université de Montréal se demande si la décision de confier la vaccination aux CISSS et aux CIUSSS était la bonne, compte tenu de l’importante charge de travail qui se trouve déjà dans leur cour.
«Ils ont à gérer les débordements qui s’annoncent très difficiles dans les urgences, les éclosions dans les CHSLD et les RPA, le manque de personnel. Pourquoi leur ajouter cette dimension? Ils sont dans le curatif et la réponse aux gens déjà infectés. Pourquoi ne pas avoir un système parallèle pour la vaccination?», propose Diane Lamarre.
Avec 2 529 doses de vaccin administrées lundi, ce sont maintenant 32 763 Québécois qui ont été vaccinés depuis le lancement de la campagne le 14 décembre dernier.
Or, dans les derniers jours, la cadence a considérablement ralenti, si bien que le premier ministre Justin Trudeau a qualifié la situation de «frustrante» en point de presse mardi matin.
Selon Diane Lamarre, on peut expliquer la lenteur de la distribution du vaccin Pfizer, dont les conditions très strictes imposées par la pharmaceutique ont eu pour effet de compliquer son injection. Le vaccin de Moderna, lui, doit faire l’objet d’une accélération des injections.
«Chaque jour compte, insiste-t-elle. Avec les vaccins Moderna, il faut créer un système où, dès qu’on sait qu’on aura la dose en main, il faut que tous les rendez-vous aient été accordés.»
«Il faut absolument qu’on ait des gens qui ont un réflexe de vaccination de masse. Sincèrement, je pense que les CISSS et les CIUSSS, malgré leur bonne volonté, ont beaucoup d’autres priorités actuellement», enchaîne l’experte.