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Des experts réclament le retour du port du masque en classe

Certaines écoles vont quand même de l’avant

Les écoles peuvent recommander le port du masque en classe, non l’imposer, selon les consignes actuelles du ministère de l’Éducation transmises aux établissements.
Les écoles peuvent recommander le port du masque en classe, non l’imposer, selon les consignes actuelles du ministère de l’Éducation transmises aux établissements. Photo d’archives, Chantal Poirier
Photo portrait de Daphnée  Dion-Viens

Daphnée Dion-Viens

2022-03-31T20:15:01Z
2022-04-01T02:11:20Z

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Alors que le port du masque en classe refait son apparition dans certaines écoles, des experts réclament son retour afin de contrer la montée de la sixième vague de COVID-19 qui est déjà bien amorcée.

Depuis le retour de la semaine de relâche, au début mars, le masque n’est plus obligatoire en tout temps, uniquement lors des déplacements dans l’école. 

Au cours des derniers jours, plusieurs directions d’école ont toutefois fait parvenir des messages aux parents leur recommandant que leur enfant porte à nouveau le masque en classe, indique la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE).  

«Il y a des endroits où ça frappe plus vite que d’autres», lance son président, Nicolas Prévost. 

Certaines écoles vont même jusqu’à le rendre obligatoire, comme on peut le lire dans un message transmis aux parents des élèves de l’école secondaire internationale Lucille-Teasdale à Brossard. Le Centre de services scolaire Marie-Victorin indique que la mesure sera en place pour environ 10 jours. 

Or selon les consignes du ministère de l’Éducation transmises à la FQDE, les écoles peuvent recommander le port du masque en classe, mais non l’imposer, indique M. Prévost. 

Un retour généralisé?

Devant la montée des cas observés ces derniers jours, des experts plaident pour un retour généralisé des visages masqués sur les bancs d’école.  

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«Si on veut minimiser les risques de contamination, oui il faut ramener les masques en classe. Les enfants ne sont pas les plus à risque de développer des symptômes graves, par contre ils peuvent être des vecteurs de transmission dans leur famille et auprès de personnes plus vulnérables», affirme Roxane Borgès da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal. 

Alain Lamarre, spécialiste en immunologie à l’INRS, croit aussi que cette avenue est à considérer. «Si on a des indications qui montrent qu’il y a beaucoup de contamination dans les écoles, je pense qu’effectivement ça serait une mesure facile à réintroduire [...] et qui pourrait avoir un impact significatif», affirme-t-il. 

Depuis le retour en classe en janvier, le taux d’absence des élèves et membres du personnel lié à la COVID-19 est le seul indicateur qui permet d’avoir une idée de la présence du virus dans le réseau scolaire. 

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Selon des données les plus récentes, qui remontent au 24 mars, le taux d’absence est de 1,2%, alors qu’il a atteint près de 5% à la fin janvier. 

C’est pourquoi Benoit Barbeau, professeur en virologie à l’UQAM, estime qu’il est encore trop tôt pour envisager un retour généralisé du port du masque en classe. 

«Je ne crois pas que ce soit nécessaire en ce moment», affirme-t-il, surtout dans les classes où la ventilation est adéquate. 

D’après les données recueillies par les lecteurs de C02, qui sont maintenant installés dans trois classes sur quatre, la qualité de l’air est satisfaisante dans 97% des locaux, où la moyenne hebdomadaire est inférieure à 1500 ppm (parties par million). 

Le Journal s’est par ailleurs entretenu jeudi avec les directeurs régionaux de santé publique de la Côte-Nord, du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie, où le nombre de cas actifs est particulièrement élevé.  

Même s’ils sont préoccupés par la situation dans leur région, ils ne vont pas jusqu’à réclamer le retour du port du masque en classe, une décision qui relève de Québec, précisent-ils. 

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