Des enjeux de recrutement pour le candidat-vaccin de Medicago


Pierre-Paul Biron
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Même si elle rêve toujours de distribuer son vaccin au cours de l’été, la compagnie Medicago devra d’ici là surmonter des enjeux de recrutement qui se compliquent à mesure que la vaccination se poursuit ou que le virus est maîtrisé.
Pour compléter sa deuxième phase d’essai clinique, l’entreprise basée à Québec doit toujours trouver une centaine de personnes de plus de 65 ans prêtes à recevoir son candidat-vaccin.
Défi majeur
Un défi de plus en plus grand alors que d’autres joueurs de l’industrie ont vu leur vaccin être homologué.
« C’est sûr qu’avec les vaccins qui ont été approuvés, les gens plus âgés sont plus enclins à vouloir un vaccin déjà approuvé plutôt que d’embarquer dans un essai clinique en ne sachant pas ce qu’ils vont recevoir. On est très conscient de ça », indique la directrice des affaires scientifiques et médicales chez Medicago, Nathalie Charland.
Sans lancer d’appel à tous formel, la biopharmaceutique de Québec invite les gens intéressés à se manifester.
« Ils peuvent nous contacter directement et on les accompagnera pour participer à l’effort de guerre », lance Mme Charland.
30 000 personnes ensuite
Ce recrutement local ne sera pas le seul défi qui attend Medicago, car son essai de phase 3 nécessite de dénicher 30 000 personnes « dans un endroit où le virus circule beaucoup ».
« Actuellement, on regarde pour aller en Amérique du Sud, en Grande-Bretagne, où on sait qu’il y a beaucoup de circulation du virus, ou ailleurs en Europe », souligne Nathalie Charland.
Or, alors que les mesures de confinement se multiplient partout dans le monde et que la vaccination se poursuit, le bassin de candidats potentiels fluctue, et pas toujours dans la bonne direction pour l’entreprise.
« C’est sûr que c’est un défi. On aurait aimé mieux commencer notre vaccination il y a deux ou trois mois, mais il faut vivre avec notre réalité actuelle », admet Mme Charland.
Si Medicago réussit à recruter comme souhaité et à lancer sa phase 3 rapidement, l’entreprise aimerait réussir à faire homologuer son vaccin au cours de l’été.
Une entente est déjà signée avec Ottawa pour 20 millions de doses et une option pour 56 millions supplémentaires.