Des dossards épinglés à côté de ceux de son père
La cycliste Élodie Malois a accompli un exploit supplémentaire à 17 ans seulement


Jean-François Racine
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Une jeune cycliste âgée de 17 ans peut se vanter d’avoir accompli un exploit que son père, olympien à Barcelone, n’a pas réussi à l’époque.
Élodie Malois pourra bientôt épingler quelques dossards à côté de ceux qui se trouvent déjà au sous-sol de leur résidence de Saint-Basile-le-Grand.
Les prochains numéros mis en valeur seront toutefois les siens, après une participation non pas à un, mais à deux Championnats du monde pour clore une saison 2025 nettement au-delà de ses attentes.
Après le Championnat du monde sur piste aux Pays-Bas, l’athlète junior se trouve présentement au Rwanda pour les Mondiaux sur route. Pour une adolescente, le dépaysement est complet.
Le continent africain accueille ce grand rendez-vous pour la première fois en 103 ans d’histoire.
Une surprise
«C’est un bonus. Je suis là pour prendre de l’expérience parce que je suis la plus jeune. Je suis surprise de participer à deux Mondiaux même si je me suis bien préparée», explique Élodie.
Comme la plupart de ses adversaires, la jeune fille est stupéfaite par l’ambiance de fête qui règne à Kigali.
«Les routes sont vraiment belles. Juste pour la reconnaissance du parcours, on nous encourage comme si c’était la vraie course! Il y a des gens partout. Je n’en ai jamais vu autant sur le bord de la route. C’est un peu fou ici.»

Au contre-la-montre mardi, l’athlète, qui en est à sa première année junior, a découvert cette frénésie en prenant le 29e rang sur 47 concurrentes. L’épreuve a été remportée par Megan Arens, des Pays-Bas.
Samedi, Élodie prendra le départ de la dernière épreuve de son calendrier, mais aussi de la plus grosse course de sa carrière. Dans ce parcours de 75 km, elle sera accompagnée par les Québécoises Rafaelle Carrier, Abigaël Fortier et Raphaëlle Houde.
Près de la capitale, la côte de Kimihurura, entièrement pavée, est redoutable.
«Je suis un peu nerveuse. C’est exigeant. Ça brasse et ça fait mal. Il y a beaucoup de virages et de longues descentes. J’espère qu’il n’y aura pas de pluie», a-t-elle ajouté, en souhaitant éviter une chaussée glissante.
Un avenir prometteur
Au mois d’août dernier, Élodie Malois avait d’abord été sélectionnée pour les Championnats du monde piste juniors, qui ont eu lieu dans le vélodrome du complexe Omnisport d’Apeldoorn, aux Pays-Bas.

«C’était beaucoup d’épreuves et de grosses journées. J’ai bien performé même si j’ai chuté. Je suis heureuse de faire autant de courses internationales.»
Plus tôt dans sa saison, Élodie avait également bien fait lors de la première présentation du Tour de l’Abitibi féminin en terminant au deuxième rang, 16 secondes derrière la gagnante norvégienne, Oda Aune Gissinger.

Dès le mois de novembre, la jeune athlète reprendra l’entraînement, en pédalant parfois au vélodrome de Bromont. En 2026, l’objectif est évidemment d’être sur la ligne de départ des Mondiaux de Montréal. «C’est chez moi et je veux y être», dit-elle.

Son père, John Malois, a participé aux Jeux olympiques en cyclisme sur piste, en 1992. Élodie est encore loin, mais son premier exploit ne passe pas inaperçu.
«Deux Championnats du monde la même année, c’est mieux que papa!» a-t-il avoué.