Des centaines de démocrates expatriés au Canada rassemblés virtuellement


Alex Proteau
Partager
Les démocrates américains résidant au Canada jugeaient important de se réunir pendant les élections américaines, même s'ils ne pouvaient pas se voir en personne en raison la COVID-19.
Les membres du groupe Democrats Abroad Canada s’étaient donné un rendez-vous virtuel mardi soir sur Zoom. Environ 170 personnes, de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique, étaient attendues, mais c'est plutôt entre 600 et 700 militants démocrates qui se sont connectés durant la soirée, estiment les organisateurs.
Au cours de celle-ci, conférenciers, analystes politiques, musiciens, humoristes et quiz étaient de la partie.
«Les choses vont vraiment bien!» a mentionné durant la soirée le coorganisateur de l'événement, Steve Nardi, notant la participation active des gens à la soirée.

C’était important pour l’organisation de créer un événement rassembleur. D’habitude, des centaines de personnes se réunissent à un même endroit.
«On devait offrir quelque chose pour amener tout le monde ensemble», explique-t-il.
Les gens restaient connectés par le chat, où les commentaires étaient nombreux et s’accentuaient au fur et à mesure que les résultats étaient connus.
Participation
Pour la citoyenne canadienne Amanda, qui a tait son nom de famille pour préserver son anonymat, sa participation virtuelle était cruciale.
«Comme je suis quelqu’un qui travaille dans l’événementiel, j’aurais préféré que cet événement soit [en présentiel], mais je comprends que ce n’est pas possible», a-t-elle dit.
La partisane démocrate espérait que Donald Trump ne soit pas réélu.
«J’essaie d’être optimiste pour ce soir, mais je me prépare pour le pire», a-t-elle mentionné en milieu de soirée.
Celle-ci se disait inquiète, indiquant que Trump «a eu une forte campagne».
«[Il] a créé une vision des Américains pendant que la campagne de Biden était essentiellement basée sur le fait d’éjecter Trump. Biden a plusieurs belles qualités qui auraient pu être mieux démontrées», a-t-elle dit, alors que les résultats sortaient tranquillement.
Au moment de mettre sous presse, l'identité du futur président des États-Unis n'était pas encore connue.