Des demi-finales très relevées
Canada, Finlande, États-Unis et Slovaquie formeront le carré d’as

Dave Lévesque
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vLes demi-finales du tournoi de hockey olympique seront très relevées et impliqueront les quatre meilleures équipes au terme du tournoi à la ronde.
Des quatre équipes présentes, c’est finalement la Slovaquie qui a eu le quart de finale le plus facile avec sa victoire de 6 à 2 contre l’Allemagne.
Le Canada, la Finlande et les États-Unis ont eu à jouer en prolongation pour venir à bout de leur adversaire dans des matchs extrêmement serrés.
Tout porte à croire que les demi-finales seront aussi enlevantes puisqu’on retrouvera une forte délégation de joueurs de la LNH dans chacune d’elles.
Les partisans du Canadien pourront aussi suivre Nick Suzuki avec le Canada et Juraj Slafkovsky avec la Slovaquie.
Prolongation
Le Canada et la Finlande sont revenus de l’arrière en troisième période venir à bout d’un adversaire très coriace. Dans le cas des Canadiens, ils se sont butés à des Tchèques qui ont choisi cette journée pour disputer le meilleur match du tournoi. Les joueurs à la feuille d’érable sont revenus de l’arrière en troisième période.
Les Finlandais ont dû trimer dur eux aussi puisqu’ils sont entrés en troisième période avec un retard de 0-2 contre la Suisse qu’ils ont fini par battre 3 à 2 en prolongation.
Dans un cas comme dans l’autre, on a vu deux équipes résilientes qui ont fait appel à leur profondeur pour se tirer de ce mauvais pas, ce qui sera à nouveau important dans leur affrontement en demi-finale, demain.
La force de frappe du Canada donnera certainement du fil à retordre à la défense finlandaise et à Juusi Saros qui est l’un des meilleurs gardiens du tournoi jusqu’à maintenant.
Go, Slaf !
Dans l’autre demi-finale, ça sera un peu David contre Goliath avec les États-Unis qui feront face à la Slovaquie. Les 25 Américains évoluent évidemment tous dans la LNH tandis que la formation slovaque ne compte que sept joueurs évoluant dans le circuit Bettman.
Si les Slovaques connaissent un aussi bon tournoi avec trois victoires en quatre rencontres, c’est en grande partie parce que malgré ses 21 ans, Juraj Slafkovsky porte l’équipe sur ses larges épaules, lui qui est l’un des meilleurs pointeurs de la compétition.
Quant aux Américains, ils possèdent une formation très complète qui est bonne en attaque, à la ligne bleue et dans les buts en plus d’avoir beaucoup de joueurs d’expérience.
Mais la Slovaquie joue sans complexe depuis une semaine et avec la confiance de l’équipe qui n’a rien à perdre, ce qui peut être un mélange explosif et difficile à contenir pour les États-Unis.
canada c. Finlande

Attaque
Lors des cinq premiers matchs de la compétition, le Canada a inscrit 24 buts contre 19 pour la Finlande. L’écart n’est donc pas très grand, mais il y a une variable dont il faut absolument tenir compte, c’est l’impact du duo Connor McDavid (2 B, 9 P) et Macklin Celebrini (5 B, 4 P). Quand ils sont ensemble sur la glace, ça devient carrément étourdissant pour la défense adverse. Cela dit, il faudra porter attention à l’état de santé de Sidney Crosby qui s’est blessé à la jambe en quart de finale et qui n’a pas terminé la rencontre. Quant à la Finlande, on parle d’un effort collectif puisque seulement deux joueurs ont cinq points, Mikko Rantanen et Artturi Lehkonen, l’auteur du but gagnant contre la Suisse.
Défense
Dans le camp finlandais, le meilleur joueur défensif est un attaquant, Alexander Barkov, mais il n’a pas joué cette saison et est bien sûr absent à Milan, ce qui n’a pas affecté le jeu de l’équipe en bleu et blanc. Le Canada se demande encore s’il pourra compter sur Josh Morrissey, mais son absence ne s’est pas énormément fait sentir. Le duo Cale Makar et Devon Toews est toujours aussi fiable. Le Canada a accordé six buts en quatre rencontres tandis que les Finlandais en ont donné deux plus. On aura droit à un affrontement très serré à la ligne bleue entre ces deux équipes. À première vue, les arrières canadiens appuient plus l’attaque et ceux de la Finlande sont solides défensivement.
Gardien
Juuse Saros présente la deuxième meilleure moyenne (1,49) du tournoi parmi les gardiens qui ont joué plus de deux matchs et Jordan Bennington le suit (1,65). Quant au taux d’efficacité, toujours chez les gardiens qui ont disputé plus de deux matchs, Saros (,938) est une fois de plus second pendant que Binnington (,922) vient au quatrième rang. Dans les deux cas, ils ont permis à leur équipe de revenir de l’arrière en troisième période pour remporter leur quart de finale. Ce sont deux gardiens qui sont en mesure de faire la différence. Drôle de hasard, ils évoluent tous deux dans la division centrale et connaissent une saison ardue dans la LNH. C’est une occasion pour les deux de briller dans un moment historique.
Dans le passé
Les Finlandais ont remporté la médaille à Pékin il y a quatre ans, mais ce n’est pas du tout la même équipe et on peut dire la même chose de la compétition puisque les professionnels n’y étaient pas en Chine. Lors de la Confrontation des 4 nations, le Canada a défait la Finlande 5 à 3 lors du tournoi à la ronde. Les deux équipes ne se sont pas rencontrées une tonne de fois lors des Jeux olympiques et lorsque les joueurs professionnels y ont été présents, le Canada a remporté l’or à trois reprises (2002, 2010, 2014) tandis que les Finlandais ont gagné l’argent en 2006 et le bronze en 1998 dans un match où ils avaient d’ailleurs battu les Canadiens.
états-unis c. slovaquie

Attaque
Sur le papier, il faut donner l’avantage aux États-Unis qui ont une force de frappe assez étoffée avec Auston Matthews (3 B, 3 P) comme chef de file et Quinn Hughes (1 B, 5 P) qui vient en appui. Les trois premiers trios des Américains peuvent causer beaucoup de dommages pendant que l’attaque slovaque possède moins de profondeur. Elle s’appuie beaucoup sur un jeune prodige de 21 ans que vous connaissez bien, Juraj Slafkovsky qui a amassé trois buts et quatre passes. Dalibor Dvorsky (3 B, 3 P) suit tout juste derrière, mais ensuite c’est un peu plus mince. Qui plus est, le jeu défensif des attaquants américains peut faire une différence comme on l’a vu en quart de finale face à la Suède.
Défense
Les Américains possèdent l’une des meilleures brigades défensives du tournoi avec des noms comme Brock Faber, Charlie McAvoy, Zach Werenski et Quinn Hughes. Ils ont accordé six buts en quatre rencontres jusqu’à maintenant alors que les Slovaques ont cédé dix fois en autant de parties. Ils ne comptent que sur trois défenseurs de la LNH Simon Nemec, Erik Cernak et Martin Fehervary. Du lot, c’est certainement Cernak qui est le mieux équipé pour composer avec le jeu robuste que l’adversaire va proposer en fond de territoire. L’avantage va aussi aux joueurs du sud de notre frontière en ce qui concerne leur contribution offensive même si les statistiques des deux groupes se ressemblent jusqu’à maintenant. La seule présence de Quinn Hughes fait une différence de taille.
Gardien
Là aussi, on se doit de donner l’avantage aux États-Unis avec Connor Hellebuyck qui présente une moyenne de 0,98 et un taux d’efficacité de ,958 en trois matchs, tous des gains. Devant lui, on retrouve le jeune Samuel Hlavaj, 24 ans, qui vivote entre l’ECHL et la Ligue américaine où il a joué l’essentiel de ses matchs cette saison. Jamais repêché, l’ancien du Phoenix de Sherbrooke joue le tournoi de sa vie et présente une moyenne de 2,67 et un taux d’efficacité de ,932. Il subira son plus gros test jusqu’à maintenant contre les Américains, lui qui a disputé trois des quatre rencontres de son équipe, subissant le seul revers de celle-ci contre la Suède lors du tournoi à la ronde.
Dans le passé
Les États-Unis en arrachent quand les pros y sont, ils ont perdu deux fois en finale contre le Canada (2002, 2010) en plus de s’incliner contre l’Unifolié en demi-finale en 2014. Les pros ont gagné deux fois l’argent. Les Américains ont remporté l’or olympique en 1960 et 1980, ça commence à faire longtemps. La Slovaquie a obtenu son meilleur résultat il y a quatre ans, une médaille de bronze acquise grâce au brio d’un ado de 17 ans qui a été le meilleur buteur du tournoi, Juraj Slafkovsky. Lors des cinq Jeux où les pros ont été présents, les Slovaques ont vécu des déceptions, dont une défaite en demi-finale en 2010 et une autre en quarts en 2006 après avoir remporté leurs cinq matchs du tournoi à la ronde.