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Italie 2026: la planchiste Aurélie Moisan et son père font équipe

Photo fournie par Aurélie Moisan
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2026-02-03T05:00:00Z

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Réunis depuis les tous débuts au Mont-Tremblant dans les Laurentides il y a cinq ans, Aurélie et Normand Moisan vivront leur baptême des Jeux olympiques ensemble à Milan-Cortina.

Adepte du ski alpin tout comme les autres membres de sa famille, Aurélie s’est initiée à la planche sur le tard, mais elle a eu un véritable coup de foudre et a délaissé rapidement ses spatules.

Pour ses débuts, son père, qui est aussi son entraîneur, était présent et les deux font depuis la paire comme c’était le cas en ski. «Mon père m’a montré mes premiers virages et il sera aux Jeux à mes côtés, souligne Aurélie qui a commencé la planche à l’âge de 15 ans. On complète le cercle.»

Pour le paternel qui a délaissé son emploi pour veiller à temps plein sur la carrière de sa fille, c’est un moment qu’il chérira pour toujours.

Photo fournie par Aurélie Moisan
Photo fournie par Aurélie Moisan

«C’est une grande fierté de vivre ces moments avec Aurélie, exprime le paternel qui a entraîné ses trois filles en ski alpin avant qu’elles se tournent vers la planche. C’est le fun de voir l’évolution depuis le jour 1. Ça va être émotif et excitant. Je me sens très choyé de faire partie de cette expérience.»

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Ancien coéquipier de Jasey-Jay Anderson

Parce que son père a fait partie de l’ISF, l’ancêtre de la Coupe du monde, avant que la planche soit admise dans le giron olympique en 1998 à Nagano, et qu’il a sillonné le monde en compagnie du médaillé d’or olympique Jasey-Jay Anderson à la fin des années 1980 et au début des années 1990, Aurélie aurait pu suivre ses traces en bas âge, mais ce ne fut pas le cas.

C’était le souhait de Normand que ses filles optent pour leur propre sport. «Je n’ai jamais vraiment voulu que mes filles suivent mes traces, indique-t-il. Je ne voulais pas obliger les filles à pratiquer un sport qu’elles n’avaient pas choisi. Le sport de haut niveau, ce n’est pas facile.»

Finalement, les filles ont toutes essayé la planche à neige. «On pratiquait le ski en famille avant de développer l’aspect compétitif en planche. Je les ai retenues assez longtemps, mais je n’ai pas eu le choix à un moment donné. Quand elles ont commencé la planche, elles ont délaissé le ski assez rapidement. Ma plus vielle [Camille] a misé sur le snowboard cross et enseigne maintenant la planche alors que les deux plus jeunes ont choisi le volet compétitif.»

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Si Aurélie rivalise avec les meilleures de la planète à temps plein sur le circuit de la Coupe du monde depuis deux ans après avoir remporté deux titres mondiaux chez les juniors, Justine fait ses classes avec l’équipe du Québec.

«Je me suis dévoué au projet à 100 pour cent. Ce fut une grosse décision de quitter mon emploi au sein de mon entreprise, mais je suis capable de le faire. Je trouvais que le cadre à Canada Snowboard n’était pas assez performant. On a une bonne collaboration avec la Fédération, mais je ne suis pas un employé.»

Une relation qui a beaucoup évolué

Si on a droit à des histoires d’horreur parfois quand un père coache sa fille, peu importe la discipline, Aurélie vit très bien avec cette réalité. «Notre relation a beaucoup évolué au fil des ans, explique-t-elle. J’ai maintenant une relation père-fille et une relation athlète-entraîneur. Communiquer de façon efficace a été un grand apprentissage. À l’adolescence, la relation avec tes parents peut être difficile.»

Moisan assure que les Jeux olympiques n’ont jamais été dans sa mire quand sa fille a commencé la planche à neige. «Les Jeux n’ont jamais été dans notre programme, assure-t-il. Ce fut une étape à la fois et c’est ce qui permet à Aurélie aujourd’hui d’être une athlète plus complète et plus solide. C’est agréable, les succès en Coupe du monde, et on devrait voir le Canada sur la mappe rapidement.»

Toute la famille Moisan sera présente à Livigno, où se dérouleront les épreuves de planche à neige.

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