Tous les résultats
Publicité

«Convoi de la liberté» à Québec: les citoyens ne veulent pas revivre la cacophonie

Les policiers se disent prêts pour la manifestation prévue dans deux semaines.
Les policiers se disent prêts pour la manifestation prévue dans deux semaines. Photo Agence QMI, René Leclerc

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

2022-02-08T05:00:00Z
2022-02-08T14:08:43Z

Partager

Après une fin de semaine cacophonique, des résidents du centre-ville de Québec invitent les militants contre les mesures sanitaires à se mettre à leur place et à se montrer moins envahissants s’ils décident de revenir manifester dans deux semaines.

• À lire aussi: Fier de son bilan, le SPVQ se dit prêt pour le «Woodstock de la liberté»

• À lire aussi: Aucun siège ne sera toléré dans deux semaines à Québec, prévient le maire Marchand

• À lire aussi: Manifestations: Restons fiers et cessons de faire outrage au drapeau du Québec

Malgré leur caractère pacifique, les manifestations des derniers jours n’ont certainement pas été de tout repos pour ceux qui ont fait de la colline Parlementaire et ses environs leur milieu de vie.

C’est le cas de Michel Côté qui déplore que plusieurs manifestants avec une envie pressante se soient littéralement soulagés devant un mur de sa résidence.

« La première journée, quand je suis sorti de la maison, il y avait à peu près 30 ronds d’urine masculine chez nous. C’est un peu dégueulasse. Je veux dire, moi, si j’allais uriner devant la maison de ces gens-là, je ne pense pas qu’ils apprécieraient beaucoup. Si j’allais klaxonner devant leur maison privée pendant deux jours, je ne pense pas qu’ils apprécieraient beaucoup », lance l’homme qui habite le quartier Saint-Jean-Baptiste depuis 30 ans.

Publicité
Michel Côté dit être dégoûté par le comportement de certains manifestants qui ont uriné dans l’allée à côté de sa maison dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.
Michel Côté dit être dégoûté par le comportement de certains manifestants qui ont uriné dans l’allée à côté de sa maison dans le quartier Saint-Jean-Baptiste. Photo Dominique Lelièvre

Musicien, M. Côté raconte qu’il était incapable de travailler chez lui en raison du bruit assourdissant des klaxons.

Il a aussi dû interpeller des gens qui tentaient de se stationner devant le garage où il range son auto.

Droit fondamental  

Alors que les porte-parole de la mobilisation ont promis de revenir protester au cours de la fin de semaine du 19 février, le citoyen reconnaît aux manifestants le droit fondamental d’exprimer leurs désaccords, mais les invite à faire preuve de plus de civilité.

« On peut ne pas être d’accord avec certaines décisions du gouvernement, mais il faut quand même respecter les autres chez qui on vient manifester [...]. La police s’est quand même interposée avant que ça dégénère trop [dimanche] mais je souhaiterais que ce soit encore mieux encadré », résume-t-il.

Guillaume Berger, qui habite à deux pas du boulevard René-Lévesque, est dans le même état d’esprit, lui qui a dû se réfugier chez des amis la fin de semaine dernière en raison du climat sonore.

Publicité

« Je ne peux pas dire que j’en sois particulièrement heureux », dit-il à propos d’un éventuel retour des convois de manifestants, tout en ajoutant que « c’est leur choix, ils ont le droit ».

Écoutez la chronique de Félix Séguin au micro de Richard Martineau sur QUB radio:

Commerçants préoccupés  

Chez les commerçants, le spectre d’une autre fin de semaine perturbée suscite des craintes, confirme Donald Gilbert, directeur de la SDC du Vieux-Québec, même si la fermeté des autorités policières et municipales jusqu’à présent est rassurante selon lui.

« Ils (les manifestants) sont passés de “jammer la Ville de Québec” à faire un “Woodstock” au centre-ville de Québec. Il y a une évolution. Il va probablement aussi y avoir une évolution des mesures sanitaires d’ici là. Est-ce que ça va les réchauffer davantage ou est-ce que ça va refroidir l’ardeur s’il y a un certain délestage [...] ? » se demande-t-il. 

Publicité
Publicité

Sur le même sujet