Des candidats défendent leur chef Bruno Marchand
Québec forte et fière (QFF) a fait salle comble lors d’un rassemblement militant jeudi soir


Taïeb Moalla
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Jeudi soir, lors d’un rassemblement militant très couru, plusieurs candidats de Québec forte et fière (QFF) se sont portés à la défense de leur chef, Bruno Marchand, à la suite de sa «maladresse» quant à une possible surtaxe liée au tramway.
Mercredi, M. Marchand a suscité une levée de boucliers en entrouvrant la porte à une taxe spéciale associée à la bonification de la valeur des propriétés le long du tracé du tramway. Or, dès jeudi matin, le chef a admis s’être «mal exprimé» et a insisté sur le fait qu’il ne surtaxera pas les propriétaires d’immeubles déjà existants.
«Oui, on a fait un léger faux pas. Ça a un risque de faire la politique autrement et de répondre aux journalistes sans la cassette. On pense que cette authenticité, c’est intéressant», a admis M. Marchand dans un discours de 35 minutes très applaudi par les militants.
«Ils essaient de trouver des poux»
Florent Tanlet, candidat de QFF dans Limoilou, a soutenu que la réaction des partis municipaux adverses «montre à quel point on dérange. Le fait qu’ils nous attaquent, ça montre qu’ils ressentent ce vent de changement. Ils essaient de trouver des poux là où des fois il n’y en a même pas toujours».
Raisonnement semblable chez le conseiller municipal sortant et candidat dans Saint-Roch-Saint-Sauveur, Pierre-Luc Lachance. «On est assez humble. Ça doit faire 14 ans qu’on n’a pas vu (à Québec) de l’humilité de la part d’un chef en politique municipale», a-t-il contre-attaqué.
Jeudi soir, pour respecter la limite de 250 personnes imposée par la Santé publique, le parti a dû refuser une quinzaine de sympathisants dans la salle du campus de Charlesbourg du Cégep de Limoilou. Toutes les personnes présentes sur place portaient un masque. Le passeport vaccinal était exigé à l’entrée même si le parti n’était pas légalement tenu de le faire, a-t-on constaté.
Dons et nouveau soutien
D’autre part, Bruno Marchand a annoncé que son jeune parti a réussi à amasser 101 000$ en à peine cinq mois d’existence. «Pour faire campagne, ça coûte des sous. Vous faites une réelle différence, a déclaré le chef à l’attention des donateurs. C’est grandiose et extraordinaire.»
QFF a reçu l’appui de l’avocat et ancien ministre libéral, Jacques Dupuis, qui était présent au rassemblement. Ce dernier a loué les qualités du chef qu’il a qualifié de «politicien non traditionnel».
«Il est jeune. Il a de bonnes idées et je pense que ce sera un maire bienveillant. Il vient d’un milieu où il s’est habitué à s’occuper des autres», s’est-il enthousiasmé.

Interrogé au sujet de la controverse des dernières heures, M. Dupuis n’y a décelé que des avantages pour le candidat à la mairie. «C’est quelqu’un qui n’a pas la langue de bois. Il est capable d’admettre ses erreurs. Il a été rapide à réaliser qu’il devait faire une autre déclaration. Moi, j’adore ça. C’est quelqu’un qui ne se cache pas», a-t-il laissé tomber.