À travers les champs de maïs près de Drummondville et le parc de la Mauricie, Hugo Houle est heureux de passer du temps à la maison.
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Même en exil à l’étranger, nos athlètes canadiens n’oublient jamais d’où ils viennent.

Si son coéquipier Michael Woods a préféré renouer avec le parc de la Gatineau, Hugo Houle a profité d’une tournée dans son patelin du Centre-du-Québec pour pédaler sur ses anciens parcours d’entraînement en secteur agricole.
Après les deux Grands Prix Cyclistes de Québec et de Montréal, le Québécois enfourchera également sa bécane dans le parc de la Mauricie et ses bosses et nombreux vallons casse-pattes.
En grande forme
«J’avais un jeune pilote qui m’a fait faire du “derrière moto”. Il trippait pas mal!» a lancé l’athlète qui fêtera ses 33 ans à la fin du mois.
Mi-sérieux, le cycliste a aussi mentionné qu’il a apprécié ses côtes levées chez St-Hubert au retour de Baltimore, au Maryland, où il a pris le 3e rang dimanche. Lorsqu’il a quitté Monaco avec sa valise, le sentiment n’était pas le même qu’à l’habitude. Surtout avec ses parents qui logent au même hôtel que sa formation, à Québec.

«C’est une bonne raison de voir ses parents. Ça ne sera pas trop compliqué de faire mieux que l’an dernier. Les Grands Prix, c’est un autre niveau que le Maryland, mais je suis curieux de voir ce que je peux faire», a-t-il ajouté avec confiance.
Un rôle précis
De son côté, Guillaume Boivin commence à se sentir mieux après une petite chute survenue récemment au Renewi Tour, en Belgique et aux Pays-Bas. La course a été remportée par Tim Wellens, un Belge qui pourrait bien faire si la pluie tombe à Québec.

«Je suis chanceux. J’ai fait la première édition en 2010 et j’en ai pas manqué beaucoup», a expliqué Boivin en parlant des Grands Prix.
«Depuis le début de saison, ce sont des courses cochées au calendrier. Même après le Tour de France et les Mondiaux, j’ai gardé la concentration parce que j’ai vraiment ça à cœur. C’est important pour nous. C’est l’opportunité de créer de beaux souvenirs.»

Chez Israel-Premier Tech, Boivin s’attend d’ailleurs à être le dernier cycliste pour lancer le rapide Corbin Strong sur le sprint en faux plat entre la porte Saint-Louis et place George-V. «On espère vers la victoire. C’est mon rôle», dit-il. Pour Montréal, Michael Woods a déjà affiché ses ambitions.
Saison incroyable
Pour sa part, la grande révélation du dernier Giro, le Canadien Derek Gee, n’a jamais participé aux deux épreuves.
Spectateur assidu pendant des années, l’athlète de 26 ans n’en avait que douze lorsqu’il a pédalé entre Ottawa et Montréal pour voir son premier Grand Prix. Le club West of Quebec Wheelers avait organisé une longue sortie.
«C’était un grand moment pour moi. Je l’ai toujours regardé chaque année ensuite. Ça fait tellement longtemps que je veux être ici. J’ai attendu plusieurs années», a-t-il expliqué dans un français très respectable.
«C’est leur course maison», a résumé le PDG Sébastien Arsenault.
Après une semaine de canicule, du temps orageux est prévu pour la course. Les probabilités de précipitations ont toutefois légèrement diminué en après-midi.
«Si la pluie fait son entrée, ça va amener des surprises. Dès qu’il y a de la pluie, la course sera complètement différente», a conclu Houle.
Le départ du Grand Prix de Québec est prévu à 11h vendredi.

