Olivier Renard: des bons et des moins bons coups
L’ex-directeur sportif du CF Montréal a eu beaucoup de réussites et quelques échecs

Dave Lévesque
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Arrivé à Montréal il y a quatre ans et demi, Olivier Renard a rapidement mis sa couleur sur l’équipe et de belle façon.
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Il a d’abord été chercher Thierry Henry comme entraîneur-chef pour la saison 2020. Le Français ne sera resté qu’une saison en raison de la pandémie qui l’isolait de sa famille.
Comme il devait plus avec moins, Renard a aussi pris le pari d’obtenir des joueurs mal aimés ou qui sous-performaient dans d’autres équipes de la MLS.
On n’a qu’à penser à Romell Quioto qui était persona non grata à Houston et qui a relancé sa carrière à Montréal où il a marqué 34 buts en 81 matchs sur quatre saisons. On a vu la même chose avec Kamal Miller et Djordje Mihailovic. Celui-ci a tellement bien fait dans la métropole qu’il a fini par être transféré aux Pays-Bas après deux saisons.
Renard a aussi donné une chance au vieux routier Kei Kamara qu’il a obtenu pour une bouchée de pain et qui a été un rouage important de l’équipe en 2022.
Des millions
Il a surtout su aller chercher des jeunes qu’il a ensuite revendus à bon prix en Europe, amassant plusieurs millions de dollars pour le club. Outre Mihailovic, on pense à Alistair Johnston et Ismaël Koné. Celui-ci fait d’ailleurs partie d’une quantité importante de jeunes talents locaux qui ont eu leur chance sous Renard.
L’adjoint de Renard, Vasili Cremanzidis, a certainement eu son mot à dire dans les acquisitions des joueurs de la MLS puisqu’il connaît le circuit comme le fond de sa poche, mais Renard a tout de même eu le dernier mot.
Ce qu’on pourrait lui reprocher, c’est son recrutement international qui n’a pas toujours été à point même si Matias Coccaro était prometteur cette saison avant de se blesser pour une période prolongée. Victor Wanyama a aussi rendu de bons services à l'équipe.
Dans les déceptions, on pense à Bjørn Johnsen, Matko Miljevic, Robert Thorkelsson et Ahmed Hamdi qui n’ont rien fait qui vaille. Quant au jeune attaquant Sunusi Ibrahim, on lui donne encore du temps pour se développer avant de poser un jugement.