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Des amendes sèment la grogne des restaurateurs à bout de souffle

Francis Pilon | Journal de Montréal

2021-03-25T15:10:08Z

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Des restaurateurs de la Rive-Sud de Montréal sont en furie après avoir reçu une contravention de 690$ parce qu’ils n’ont pas installé des affichettes liées au tabagisme devant leur salle à manger... fermée depuis près de six mois.

«On perd des employés chaque semaine. On se réinvente en pleine pandémie. On est pour les règles du gouvernement. On aurait préféré un simple avertissement. [...] Ça manque d’empathie», s’insurge Catherine Duruisseau, copropriétaire du Restaurant Picolina à Saint-Hubert. 

Photo courtoisie
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Aucun avertissement   

Mme Duruisseau et plusieurs commerçants de Longueuil sont restés bouche bée en recevant une amende salée de la part d’un huissier de la ville ce mois-ci. Elles ont été remises en vertu de la Loi concernant la lutte contre le tabagisme qui contraint des entreprises à apposer des mentions interdisant de fumer près leur établissement. 

Selon cinq restaurateurs contactés par le Journal, les constats ont tous été remis après une inspection du Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL). 

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Photo courtoisie
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«Je leur ai dit durant l’inspection de ne pas me remettre une contravention. J’ai imprimé les affiches le lendemain matin et on a quand même reçu 690$ d’amende. C’est vraiment une contravention salée juste parce que je n’avais pas une mention d’interdiction de fumer du cannabis», explique Valérie Champagne, propriétaire du Küto. 

Mme Champagne avait installé des affiches liées au tabagisme sur son commerce, mais celles-ci n’avaient aucune mention par rapport au cannabis. Voilà pourquoi elle a reçu un constat d’infraction. 

Photo courtoisie
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Le SPAL confirme qu’il effectue des vérifications en ce moment pour comprendre dans quelles circonstances les amendes ont été données. Le Journal est toujours en attente d’une réponse de la ville de Longueuil par rapport à cette affaire. 

«On n’a eu aucune chance. On aimerait que les contraventions soient retirées et qu’on nous donne un avertissement avec la crise qu’on vit», affirme pour sa part Jose-Luis Darocha, propriétaire du Viana-Sol à Saint-Hubert.

Photo courtoisie
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