L’Université Laval se prépare à un retour progressif d’un plus grand nombre d’étudiants sur le campus avec quelques aménagements plus sécuritaires à l’intérieur des pavillons.
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Au cours des dernières semaines, la direction a installé dans des espaces ouverts des îlots pour permettre le travail de groupe version COVID-19.
Pour l’instant, il s’agit essentiellement de places assises aux tables qui sont séparées par des panneaux de plexiglas. Les étudiants pourront donc réaliser plus facilement des travaux en équipe, qui ont toujours fait partie de l’enseignement supérieur.

D’autres à venir
Environ une cinquantaine d’îlots dans quelques pavillons ont été aménagés et d’autres le seront bientôt selon la demande. La dépense n’est pas élevée.
L’Université Laval n’a pas encore pu évaluer le nombre d’étudiants supplémentaires en présence cet hiver. La date limite d’abandon avec remboursement a été franchie au début de la semaine et un calcul sera fait sous peu. Après une longue absence, les étudiants pourront retourner dans les salles de cours, probablement une fois par semaine.
« Le gouvernement veut graduellement permettre plus de gens sur les campus alors il faut trouver une façon de le faire. C’est une façon et nous sommes prêts », précise le porte-parole Simon La Terreur.
Ce retour progressif se précisera dans les prochaines heures. Les détails seront dévoilés par la ministre Danielle McCann lors d’un point de presse prévu ce jeudi.
Ceux et celles qui désirent poursuivre leurs cours de la session d’hiver à distance, tel qu’il était prévu en début de session, pourront le faire.
Briser l’isolement
Dans le respect des consignes sanitaires, l’Université Laval souhaite briser l’isolement avec la souplesse nécessaire. Dans le milieu de l’éducation, les craintes diffèrent selon les individus. « Il faut offrir des options », ajoute le porte-parole.
Le spécialiste Égide Royer, psychologue à la Faculté des sciences de l’éducation, a récemment mentionné qu’à son avis, l’enseignement à distance est actuellement moins efficace qu’en présentiel.
La communauté étudiante accueille aussi favorablement l’idée de permettre à un plus grand nombre d’étudiants de participer à des activités universitaires sur le campus malgré le contexte actuel.
« Briser l’isolement est primordial. L’épuisement émotionnel et la détresse psychologique sont entre autres influencés directement par ce facteur. Il est important de s’y attarder, et c’est un pas dans la bonne direction », a expliqué Keven Imbeault, président de la CADEUL.