Des ajustements pour faire plus de chirurgies au Bas-Saint-Laurent
Simon Gamache Fortin | TVA Nouvelles
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Malgré une pression forte sur le système hospitalier, les autorités de la santé du Bas-Saint-Laurent sont en mesure de maintenir une capacité chirurgicale supérieure à d’autres régions de la province. Le taux de production des blocs tournait autour de 70 % la semaine dernière.
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Il faut, cependant, dire que la pression est forte sur le réseau particulièrement à Rimouski et à Rivière-du-Loup avec les hospitalisations liées à la COVID-19. Dans ces deux établissements, au moins une salle d’opération est fermée.
Dans les hôpitaux de périphérie comme Matane, Amqui, Notre-Dame-du-Lac et La Pocatière, les taux de production en chirurgie sont presque au niveau habituel.
Les chirurgies urgentes et semi-urgentes sont priorisées et pratiquées présentement.
Selon le CISSS du Bas-Saint-Laurent, la position plus enviable de la région s’explique par une transformation de certaines chirurgies.
«On réussit quand même à maintenir un bon niveau de production chirurgicale surtout, parce qu’on a transformé des chirurgies hospitalières en chirurgies d’un jour. Et bien sûr, on maintient toutes les chirurgies urgentes et semi-urgentes. Donc, on n'est pas trop inquiet, on va être capable, dès que la pression sur la situation hospitalière sera réduite de pouvoir vraiment reprendre un rythme de croisière», a expliqué la PDG du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo.
La direction du CISSS du Bas-Saint-Laurent croit que, dès que la pression liée à la 5e vague diminuera dans les hôpitaux, il sera possible de reprendre un volume plus important de chirurgies.
Du rattrapage dans les chirurgies a été effectué à l’automne avant la vague Omircon. Rattraper le retard pourrait prendre environ un an dans la région.
Pression sur le personnel
La situation est lourde dans le réseau de la santé présentement, selon Mme Malo avec la vague Omicron. Le travail est exigeant sur le terrain et la pénurie de main-d’œuvre n’aide en rien.
Jusque-là, 117 employés du réseau au Bas-St-Laurent sont atteints de la COVID-19 et 252 employés sont retirés, incluant les isolements préventifs.
C’est un «travail de funambulisme» pour attacher les horaires, selon Isabelle Malo.
La pandémie met aussi beaucoup de pression sur les finances de l’organisation.
Les projections déficitaires de l’année financière en cours s’élèvent à environ 23,5 millions $. Le CISSS explique que 60 % de ce déficit est lié au recours à la main-d’œuvre indépendante avec la pénurie de personnel et la situation de la COVID-19.