Internationaux des États-Unis: des adieux dignes d’une icône pour Serena Williams
Tant Serena que les organisateurs du US Open ont mis le paquet pour l'ultime tournoi de la légende


Jessica Lapinski
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NEW YORK | Serena Williams repoussera-t-elle à nouveau l’échéance vendredi soir, lorsqu’elle se mesurera à l’Australienne Ajla Tomljanovic au troisième tour du US Open, ultime tournoi de son illustre carrière ?
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Contre la numéro 2 mondiale Anett Kontaveit mercredi, la joueuse aux 23 titres majeurs a fait oublier ses 40 ans passés. Agressive, puissante, et même assez en jambes, l’Américaine a survolé la troisième manche pour s’offrir la chance de disputer au moins une autre rencontre dans le plus grand stade de tennis au monde.
Ce qu’elle fera dès vendredi soir, à compter de 19 h. Cette fois c’est la 46e mondiale qui se dressera devant elle. Une joueuse qu’elle n’a jamais affrontée durant sa longue carrière qui se sera étirée sur presque trois décennies.
Mais au-delà du tennis inspiré qu’elle joue à New York, une autre chose retient l’attention lorsqu’il est question de l’ancienne numéro 1 mondiale : le faste dans lequel elle fait ses adieux.
TOURNOYEZ POUR SERENA
Sur les panneaux qui illuminent le stade Arthur-Ashe durant ses matchs, on peut lire deux inscriptions : « Greatest of all time » (« la plus grande de tous les temps ») et « Twirl for Serena » (« tournoyez pour Serena »).
Si la première phrase fait évidemment référence à ses exploits sur le terrain – 73 titres en simple, dont 23 majeurs, et 319 semaines passées au sommet du classement –, la seconde rappelle cette habitude qu’a prise la championne de tournoyer sur elle-même sur le terrain pour célébrer ses victoires.
Williams l’a de nouveau fait après chacun de ses gains au US Open cette semaine. Elle a fait virevolter sa robe noire inspirée de celles portées par les patineuses artistiques et ornées de diamants qui rappellent le ciel de New York la nuit.
Le bas de la robe préparée par Nike devait initialement être constitué de six couches de tissus, rappelant chacun de ses triomphes aux Internationaux des États-Unis. Mais cela rendait la robe trop lourde, a regretté Serena, qui en a fait retirer quatre.
PAS FACILE D’AFFRONTER LA FOULE

Belinda Bencic, tombeuse de Williams à Toronto, l’avait prévu : les joueuses qui affronteraient la grande championne à New York allaient non seulement devoir battre la légende, mais aussi la foule.
Pour ses deux premières rencontres, le Arthur-Ashe affichait une salle comble, quelque 24 000 spectateurs s’étant procuré des places, malgré le prix élevé de celles-ci (dans les derniers jours, il fallait compter environ 350 $ pour un seul billet situé dans les hauteurs du stade).
Bencic avait raison. La foule new-yorkaise a l’habitude d’être hostile, mais elle l’est particulièrement quand Serena est sur le terrain cette semaine, acclamant chacun de ses points comme s’il s’agissait d’une balle de match. « Je savais que ce le serait, mais ç’a effectivement été très dur. Ils voulaient tellement qu’elle gagne. Et elle le mérite », a pointé Anett Kontaveit, après sa défaite.
400 DIAMANTS SUR SES SOULIERS

Il n’y a pas que la robe de Serena qui brille jusque dans les hauteurs du stade Arthur-Ashe. Il y a aussi ses chaussures, sur lesquelles ont été incrustés à la main 400 diamants. On peut aussi lire en doré ses initiales « SW », ainsi que les mots « mama » (« maman ») et « queen » (« reine »).
L’Américaine est une passionnée de mode, qui a souvent fait tourner les têtes pour ses tenues parfois extravagantes, parfois controversées. Elle a participé avec Nike, son commanditaire de longue date, à la création de cette collection créée uniquement pour le US Open.
DES STARS, DONT SON BON AMI TIGER

Il y a une myriade de vedettes, de personnalités connues dans les estrades pour chacun des matchs de Williams à New York. Lors de la première rencontre, lundi, il a été notamment possible d’apercevoir l’ancien président américain Bill Clinton, l’ex-skieuse Lindsey Vonn, la pionnière et fondatrice de la WTA Billie Jean King, ainsi que les mannequins Bella et Gigi Hadid.
Plusieurs d’entre eux étaient de retour mercredi. La famille de la légende, dont sa sœur Venus, son mari Alexis Ohanian, cofondateur du site web Reddit, et sa fille de 4 ans, Olympia, sont également venus l’encourager.
Tiger Woods, bon ami de la championne, a aussi été vu en train d’applaudir avec vigueur certains de ses coups gagnants. Dans son essai pour le magazine Vogue, dans lequel elle a fait part de son projet de retraite, Serena a d’ailleurs raconté avoir discuté avec le golfeur avant de faire son retour à la compétition à Wimbledon.
« Il m’a dit : “Pourquoi ne te donnes-tu pas deux semaines ? Sans obligation, juste pour voir comment tu te sens ?” »