Des adeptes de hockey ont fait un pèlerinage jusqu’au Centre Bell pour rendre hommage à Ken Dryden
Son décès a secoué le monde du hockey
Zoé Arcand
Partager
Des adeptes de hockey se sont rendus devant le Centre Bell samedi pour se recueillir devant la plaque de Ken Dryden, où des fleurs ont été déposées par des partisans endeuillés par sa mort.
«Ken Dryden est clairement l’homme le plus intelligent à avoir joué au hockey professionnel», a soufflé Robert Lazar, un Américain de 25 ans en visite à Montréal.

De passage dans la métropole pour visiter une université où il aimerait étudier, il a pris le temps de faire un détour, question de rendre hommage à celui dont le numéro 29 a été retiré en 2007.
«J’ai été secoué de recevoir le message qui m’a annoncé sa mort. D’autant plus que la veille, j’étais au Musée des beaux-arts et j’admirais la peinture à son effigie qui y est exposée», a-t-il lancé. «C’est une coïncidence surréaliste.»
Bien que l’homme originaire de Washington D.C. soit un partisan des Golden Knights de Las Vegas, il assure avoir «beaucoup de respect pour les légendes du hockey».

The Game
Même son de cloche pour l’Albertain et partisan des Oilers d’Edmonton, Nick Bichel, de passage à Montréal pour le mariage d’un ami.
«C’est important d’apprécier l’héritage historique des Canadiens, même si ce n’est pas notre équipe», a-t-il souligné. «On est d’abord et avant tout des adeptes de hockey.»
Devant l’aréna «le plus iconique où regarder une partie» et accompagné de sa conjointe et d’un couple d’amis, l’homme de 27 ans s’est souvenu avoir apprécié sa lecture du livre de nombreuses fois encensé, The Game, publié par Dryden en 1983. Cet ouvrage est considéré comme une référence incontournable sur le hockey.

«C’est impressionnant que cet homme ait accompli toutes ces choses différentes», a-t-il affirmé après s’être recueilli devant la plaque honorifique de celui qui a aussi été ministre dans le gouvernement libéral de Paul Martin.
«À sa place» devant les buts
Ce ne sont pas que des touristes qui ont fait le pèlerinage jusqu’au 1909, avenue des Canadiens de Montréal samedi.
Claude Paré, qui avait à faire au centre-ville, a pris un moment de sa journée pour rendre hommage à celui qu’il a vu jouer de nombreuses parties, autant pour le Bleu-Blanc-Rouge que lors de la Série du siècle.
«C’était un gardien très impressionnant, très sérieux. On voyait que cet homme-là était à sa place» devant les buts, s’est remémoré, nostalgique, l’homme de 67 ans.
Il se souvient qu’à l’époque de Ken Dryden, qui a remporté six coupes Stanley en huit saisons, se rendre aux défilés printaniers célébrant la victoire de l’équipe montréalaise était pratiquement une habitude.
«On était presque tanné d’y aller», blague-t-il. «C’est sûr que si Carey Price avait eu la même équipe devant lui que Ken Dryden a eue, il en aurait gagné lui aussi des Coupes».