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Dernière étape : le questionnaire

Shane Wright lors d’un entraînement des meilleurs espoirs à Kitchener, en mars dernier.
Shane Wright lors d’un entraînement des meilleurs espoirs à Kitchener, en mars dernier. Photo d'archives
Photo portrait de Yvon Pedneault

Yvon Pedneault

2022-05-30T09:00:00Z

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Bon. On passe à la dernière étape. Le fameux « Combine » se veut une réunion regroupant les meilleurs espoirs en vue du repêchage de juillet. À quelques exceptions près. Exercices physiques, différentes épreuves pour mieux juger de la forme physique.

Et, il y aura le questionnaire.

C’est-à-dire le moment où un patineur se présente devant certains recruteurs et les décideurs d’une organisation. Jeff Gorton, Kent Hughes et Martin Lapointe ont fait leur devoir au cours des derniers mois. Il suffit maintenant de mieux connaître celui que l’on convoite à l’occasion de l’encan des joueurs amateurs.

Aujourd’hui, Shane Wright a rendez-vous avec l’état-major du Canadien. 

On le questionnera sur une foule de sujets afin d’avoir une meilleure idée du caractère et de la personnalité du jeune homme. Suivront les joueurs que le CH a épiés au cours des dernières semaines, notamment Juraj Slavfkovsky, Logan Cooley, Simon Nemec, David Jiricek, et sans doute s’ajouteront à la liste quelques membres de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, notamment Nathan Gaucher, des Remparts de Québec, Maverik Lamoureux, des Voltigeurs de Drummondville, Tristan Luneau, des Olympiques de Gatineau.

Avec autant de choix de repêchage, le moment est bien choisi pour exploiter le marché local trop souvent ignoré par les décideurs de l’ancien régime.

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Ces rencontres avec les espoirs du hockey amateur peuvent-elles influencer les décideurs ? Alain Chainey, à l’époque où il œuvrait pour le compte des Ducks d’Anaheim, m’avait déjà affirmé que parfois ça peut influencer l’évaluation d’un patineur.

Alain se rappelle encore l’entretien des Ducks avec Nail Yakupov, le joueur répertorié au premier rang de l’encan de 2012. Les décideurs de l’organisation n’ont pas prolongé l’entretien dans le but d’obtenir des informations pertinentes. Ils ont compris rapidement que ce n’était pas le joueur que l’équipe convoitait.

Les organisations tendent parfois des pièges pour connaître la réaction de l’athlète.  

Le Canadien connaît la valeur de Wright et des autres candidats.

Hughes et son groupe ont une petite idée du joueur qu’ils sélectionneront.

Mais, parfois, les entretiens avec les patineurs réservent de petites surprises.

La série de Mc et Mac

La série de Mc et Mac attirera inévitablement l’attention.

Dans les bureaux de la Ligue nationale à Manhattan, on souhaite que les Rangers éliminent les Hurricanes de la Caroline, ce soir à Raleigh. Peut-on rêver à un carré d’as opposant les champions en titre aux Rangers, équipe évoluant dans le plus important marché de la ligue et ensuite, l’Avalanche du Colorado et Nathan MacKinnon à Connor McDavid, le meilleur joueur de la planète, et les Oilers d’Edmonton, qui ne l’oublions pas, misent également sur un super joueur en Leon Draisaitl ?  

Si les Rangers atteignent la finale de l’Association de l’Est, on assistera donc à un autre duel, mais cette fois-ci l’affrontement impliquera deux gardiens russes :

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Igor Shesterkin et Andrei Vasilevskiy. À l’occasion de la première année d’une nouvelle entente avec les réseaux américains, la Ligue nationale ne peut souhaiter un meilleur scénario. À moins que les Hurricanes jouent les trouble-fêtes.

Le pari de Holland

Ken Holland a gagné son pari. Il aurait pu faire monter les enchères dans le dossier de Jacob Markstrom, mais il a préféré tourner les talons. Il a décidé de s’en remettre à Mike Smith, un gardien de 40 ans. Holland a donc été fidèle à sa philosophie touchant les gardiens : ne pas effectuer des dépenses folles pour un gardien et surtout ne pas réclamer un gardien au premier tour et colmater les brèches avec ce qu’offre le marché. Lors de ses années passées à Detroit, il a toujours maintenu cette politique... 

Résumé de la semaine : peut-on s’attendre à des changements chez les Panthers de la Floride ? Bill Zito a relancé cette concession avec des modifications importantes, mais ses principaux actifs ont loupé leur mission. Ça n’avait pas fonctionné l’an dernier bien que les Panthers avaient livré une solide bataille au Lightning mais cette saison, c’est un constat d’échec sur bien des aspects. Jonathan Huberdeau, Alexander Barkov, Aaron Ekblad, les gros canons de la formation n’ont tout simplement pas produit. L’évaluation qu’en feront Zito et ses principaux lieutenants aura un impact majeur sur les prochaines décisions administratives et salariales...

Que Corey Perry poursuive sa carrière et qu’il trouve preneur, c’est confirmé que le vétéran a encore quelques bonnes saisons devant lui. Que Joe Pavelski obtienne des ententes de plusieurs millions de dollars malgré son âge, c’est qu’il domine la liste des meilleurs pointeurs de son équipe, ou du moins, occupe un poste parmi les cinq meilleurs attaquants de sa formation. Mais pour Joe Thornton, peut-être le moment est-il venu d’accrocher les patins...

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Barry Trotz dit qu’il n’est pas prêt à prendre une décision à savoir où il poursuivra sa carrière l’an prochain. Je le soupçonne de vouloir des pouvoirs décisionnels dans les transferts des effectifs et dans les opérations quotidiennes de l’organisation et pas uniquement au niveau de la patinoire...

 

Au revoir, Pierre ! 

Pierre Rinfret et moi avions décidé de partager quelques moments les samedis et dimanches matins sur 91,9 sports. Un rendez-vous où l’on parlait hockey, des joueurs, des dirigeants, des décisions prises par les autorités, bref, tout ce qui touchait le sport qu’il affectionnait tant.

Chaque semaine, on conversait, pendant plusieurs minutes, au bout du fil, nous commentions les événements et on préparait les deux émissions du week-end. Pierre était une bête de la radio. Il aimait converser et l’émission correspondait justement à son style particulier.

C’était un personnage unique comme l’ont décrit tous ceux qui l’ont connu. Il parlait fort, il était parfois bruyant. Ça ne plaisait pas à tout le monde mais Pierre Rinfret avait de grandes qualités. C’était un communicateur né, c’était aussi un homme d’une grande générosité. Il était aussi l’ami des athlètes. Il savait comment communiquer avec eux, comment devenir un ami, une personne en qui on avait une grande confiance. 

De Pete Rose à Gary Carter, de Doug Gilmour à José Théodore. C’était un personnage attachant.

Il a lutté courageusement contre le cancer.  

Au revoir, mon vieux...

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