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Dernier repas au resto avant la pause pour plusieurs clients

L’achalandage semblait en hausse dans la plupart des établissements de Québec

Mario Russo et Carl Desruisseaux, du Birra & Basta, souhaitent une fermeture la plus courte possible mais le duo ne se fait pas d’illusions.
Mario Russo et Carl Desruisseaux, du Birra & Basta, souhaitent une fermeture la plus courte possible mais le duo ne se fait pas d’illusions. Photo Jean-François Racine
Photo portrait de Jean-François Racine

Jean-François Racine

2020-10-01T02:46:49Z

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Des centaines de clients ont décidé d’encourager les restaurateurs de Québec pour une dernière fois avant plusieurs semaines mercredi soir devant des employés pour la plupart fortement ébranlés.

Les restaurants de quartier, qui possèdent souvent une clientèle très fidèle, semblaient un peu plus animés que les autres au centre-ville. Le baume d’une dernière soirée agréable cachait mal la tristesse d’une longue fermeture.  

Au Resto-Pub l’Immédia, installé depuis plus de 25 ans à Cap-Rouge, le personnel ne chômait pas un peu avant 18 h.

« On veut les encourager », expliquait une mère à ses trois enfants, ne sachant pas si la famille pourrait obtenir une table sans réservation.

D’autres clients attendaient également leur commande pour emporter. Depuis mardi, on sent une hausse d’achalandage. 

À L’Ancienne-Lorette, la soirée ne s’annonçait pas trop mal non plus au Boston Pizza situé sur la route de l’Aéroport. 

« À Saint-Nicolas et Lebourgneuf, j’étais complet. Dans les petits bars de quartier, ça roule beaucoup depuis lundi. Il y a des gens seuls qui n’ont pas d’autres contacts sociaux. En même temps, il faut être résignés parce que c’est un secteur d’activités sur lequel on peut facilement frapper », souligne le patron Mathieu Castilloux, qui dirige neuf établissements dans la région.

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L’homme d’affaires Mathieu Castilloux, qui dirige neuf établissements dans la région de Québec, avait une pensée pour son personnel mercredi.
L’homme d’affaires Mathieu Castilloux, qui dirige neuf établissements dans la région de Québec, avait une pensée pour son personnel mercredi. Photo Jean-François Racine

Une passion

« Ce n’est vraiment pas facile. Je ne veux pas faire autre chose dans la vie. J’ai besoin des gens », a notamment ajouté Isabelle Poirier, une employée passionnée de son métier.

Sur Grande Allée, ce n’était pas la soirée du siècle même si plusieurs clients étaient au rendez-vous pour une dernière visite avant longtemps.

Le fameux 28 jours a déjà du plomb dans l’aile. « Je pense qu’on ne reviendra pas avant janvier », a lancé un fêtard heureux sur le trottoir balayé par la pluie.

Sur la rue Saint-Joseph, des clients voulaient se faire plaisir un peu alors que les établissements sont bien contrôlés.

Au moins 60 jours

Le restaurateur Carl Desruisseaux, du Birra & Basta, était lui-même attablé à l’intérieur de son commerce. Selon lui, la fermeture sera très longue.

« Pour moi, c’est clair. On a dit à notre personnel que c’était au moins pour 60 jours. On est convaincu. Octobre et novembre, avant les Fêtes, ce n’est jamais très bon. Ceux qui ont eu un bel été ne seront pas en plus mauvaise position mais les autres vont en arracher. On reste ouvert en take out pour conserver nos employés. »

Pour le chef Mario Russo, cette autre fermeture fait mal. « C’est dur. On veut monter notre business, pas la voir descendre », a-t-il mentionné devant son four à pizza.

En juin dernier, en pleine pandémie, la Cour supérieure avait donné raison à la taverne italienne Birra & Basta dans un litige commercial face à un propriétaire qui souhaitait l’expulsion du restaurant.

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