Démolition du Stade olympique: «Impossible» de laisser un trou dans le quartier
Agence QMI
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Face aux coûts importants annoncés pour le nouveau toit du Stade olympique, le président-directeur général du Parc olympique a tenu à rappeler que démolir le stade reviendrait encore plus cher en plus de laisser un trou dans le quartier montréalais.
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Si certains ont lancé cette idée de démolition face aux coûts de rénovation du stade, Michel Labrecque croit que ce ne serait pas la meilleure solution, notamment d’un point de vue économique.
Entre le remplissage du trou que la structure pourrait laisser, la réfection des égouts et des aqueducs, le raccordement avec les stations de métro, le président-directeur général juge que la facture arriverait déjà à «un quart de milliard de dollars» juste pour cela.
Retirer tous les matériaux du stade serait d’ailleurs bien plus important et représenterait presque «le double» de ceux de l’ancien pont Samuel-De Champlain qui a été démantelé, a-t-il estimé en entrevue à LCN, vendredi.
- Écoutez le commentaire de Richard Martineau via QUB :
La démolition du stade représenterait «autour de 2 milliards $», a indiqué M. Labrecque.
«Dans un quartier qui s’est revitalisé depuis 10, 15, 20 ans, on va annoncer aux gens qu’il va y avoir un trou? C’est impossible», a-t-il par ailleurs ajouté, en précisant qu’aucune étude n’a été faite depuis 2003 à ce sujet en raison du manque de demande.
- Écoutez la chronique économie et entrepreneuriat avec Philippe Richard Bertrand via QUB :
Les coûts du nouveau toit du Stade olympique représenteraient bien plus que les 870 millions $ dévoilés en février par Québec, a appris le Bureau d’enquête en raison de l’omission des prix de la ventilation, de l’éclairage et de l’électricité, entre autres.
«C’était clair et je pense que j’avais été clair. [...] On l’a communiqué publiquement. On n’annonçait pas les montants parce qu’il fallait capter les prix, faire les études préliminaires, on doit aller en appel d’offres publiques», a réagi M. Labrecque.