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Démission de Trudeau et 51e État américain: qui répondra à Donald Trump?

TVA Nouvelles

2025-01-06T20:53:03Z

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Le président élu Donald Trump a une fois de plus fait allusion à l’annexion du Canada comme 51e État dans sa réaction à la démission de Justin Trudeau, lundi, mais, après le départ du chef libéral, qui sera en mesure de lui répondre?

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M. Trump a indiqué, sur son réseau social Truth, que Justin Trudeau avait décidé de quitter son poste parce que «plusieurs personnes au Canada aiment être le 51e État» et que M. Trudeau «est au courant et a démissionné».

Selon l’analyste politique Marc-André Leclerc, même si sa légitimité est de plus en plus fragile, l’actuel premier ministre doit répondre à ces paroles du futur président américain.

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«Le problème, c’est qui répond à ça présentement? se demande M. Leclerc. Justin Trudeau, il faut qu’il réponde à Donald Trump. Le problème pour les libéraux, c’est que c’est encore M. Trudeau qu’on va voir aux nouvelles.»

«Ils n’ont pas de plan et ils sont pris dans une course à la chefferie présentement, ajoute-t-il. C’est ça, la problématique. C’est un gouvernement qui est dans le jello. Tant qu’on n’aura pas un premier ministre qui est élu avec un mandat de la population, on a un gouvernement à Ottawa qui vire dans le beurre.»

L’animateur à QUB radio Mario Dumont est plutôt d’avis qu’une réponse de Pierre Poilievre aurait plus d’impact que celle de n’importe quel élu libéral.

«Savez-vous qui doit répondre à ça? Il y en a juste un, c’est Pierre Poilievre, dit-il. Celui qui peut répondre sans avoir de la résonance, c’est Pierre Poilievre, parce que lui est perçu comme plus à droite, c’est celui qu’Elon Musk aime.»

«C’est celui qui répondrait et qui donnerait un petit coup de tonnerre – un petit, mais quand même», ajoute-t-il.

«Manque de légitimité politique»

Selon l’analyste politique Emmanuelle Latraverse, cette situation lève le voile sur la fragilité dans laquelle le gouvernement a placé le Canada pour les prochains mois, surtout en ce qui a trait aux négociations avec le président Trump.

«Justin Trudeau n’était pas capable de faire marcher toutes les provinces dans la même direction, affirme-t-elle. Donc qu’est-ce qui va arriver? C’est ça le problème de manque de légitimité politique qui plane sur le Canada en ce moment.»

«M. Trudeau est premier ministre légalement, ajoute-t-elle. Il est premier ministre en termes de nom, mais dans les faits, il n’a plus le pouvoir de mener cette équipe Canada, de mener la charge et d’articuler une stratégie cohérente pour que le Canada affronte ce qui s’en vient de la part de Donald Trump, pas seulement le 20 janvier, mais le 30 janvier, le 2 février, le 10 mars, je ne sais pas.»

Cette situation donnerait un important avantage stratégique à l’élu américain.

«L’enjeu, ce n’est pas qu’il réponde à des tweets, mentionne-t-elle. L’enjeu, c’est s’il y a quelqu’un qui le voit vraiment prendre le téléphone et parler à Donald Trump en ce moment? L’autre, il va être mort de rire au bout du fil.»

«C’est ça qui illustre à merveille le genre de crise et le vide dans lequel le gouvernement fédéral a plongé le Canada», renchérit-elle.

Voyez l’analyse complète dans la vidéo principale.

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