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Déjà un sentiment d'urgence chez le prochain adversaire du CH

Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2021-01-20T01:18:09Z
2021-01-20T12:08:22Z

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Depuis le premier jour du camp, Claude Julien a insisté sur l’importance de connaître un bon départ. Si les Canadien de Montréal a atteint son but avec cinq points sur une possibilité de six, les Canucks de Vancouver ont manqué la cible depuis le début de la saison avec une seule victoire en quatre matchs.

Le Tricolore et les Canucks s'affronteront en soirée, mercredi, dans le premier de trois matchs en quatre soirs entre les deux formations.

Travis Green, l'entraîneur des Canucks, et l'attaquant Tanner Pearson ont tenu des discours très lucides sur le faux départ de leur équipe. Après un gain de 5 à 3 contre les Oilers à Edmonton lors du match inaugural, les Canucks ont trébuché avec trois revers d’affilée à l’étranger: 5 à 2 contre les Oilers, 3 à 0 devant les Flames de Calgary et 5 à 2 encore une fois face aux Flames.

«Oui, il y a déjà un sentiment d’urgence, a mentionné Pearson, un ailier gauche chez les Canucks. Dans un calendrier de 82 matchs, tu ne veux pas démarrer de cette façon, encore moins dans une saison de seulement 56 matchs. Je ne dirais pas qu’il y a plus de pression, mais nous aurons besoin de trouver des solutions. Il faut changer la direction du bateau.»

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«C’est facile de trouver des excuses, mais je ne veux pas tomber dans ce piège, a renchéri Green. Certes, nous n’avons pas joué un seul match préparatoire. Certes, il y a de nouveaux joueurs. Mais c’est la même histoire pour toutes les équipes. Je préfère chercher des réponses plutôt que des excuses.»

«Mes joueurs n’utiliseront pas plus des excuses, a poursuivi l’entraîneur-chef. Nous n’avons tout simplement pas assez bien joué depuis le début de la saison. Si tu ne joues pas bien, tu ne gagnes pas dans la LNH. Plusieurs de nos joueurs devront élever leur niveau de jeu et ils le savent. J’ai bon espoir qu’ils y arriveront.»

AFP
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Frustration     

Quand Green dit qu’il aura besoin d’une plus grande contribution de plusieurs joueurs, il faisait certainement référence à Elias Pettersson. Même s’il n’a pas identifié son jeune joueur de centre, il fait clairement partie du groupe de joueurs en panne.

Pettersson a amassé une seule aide en quatre matchs. Le Suédois de 22 ans a exprimé sa frustration d’une mauvaise façon lors de la dernière rencontre contre les Flames en assenant un violent coup de bâton à Sean Monahan. Il a d’ailleurs reçu une amande de 3987 $ de la part du comité de discipline de la LNH pour son geste.

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«Nous pouvons en faire un gros plat, a dit Green. Est-ce qu’il est frustré un peu? Absolument. Mais je ne crois pas que c’est une mauvaise chose. Ça démontre qu’il a les succès de l’équipe à cœur. Il veut en faire plus, il veut mieux jouer. Est-ce qu’il aurait aimé sortir sa frustration d’une autre façon? Oui. Il reste un jeune joueur dans la LNH et il apprend encore.»

Trois matchs en quatre jours     

Après les Oilers et les Flames, deux rivaux naturels, Green se préparera pour trois matchs en seulement quatre soirs face au Tricolore.

«Nous avons commencé nos devoirs, nous savons que c’est une équipe qui a réussi à s’améliorer lors de la saison morte, a expliqué Green. Ils ont beaucoup de profondeur, de la rapidité et de bons gardiens. Je dirai souvent la même chose cette année. Je m’attends à des matchs difficiles.»

Retrouvailles     

Éliminés en sept matchs au deuxième tour des séries contre les Golden Knights, les Canucks renoueront face au CH avec un ancien coéquipier de l’été dernier en Tyler Toffoli.

Pearson, qui a aussi joué avec Toffoli à Los Angeles en plus de Vancouver, n’a pas pris de pari avec son bon ami.

«J’ai déjà joué contre Tyler dans le passé, a-t-il rappelé. Je suis très proche de lui, mais il n’y a pas d’ami sur la glace. Je sais que c’est un cliché, mais c’est la réalité. Nous voulons gagner, comme le Canadien.»

Au cours de la saison morte, les Canucks ont encaissé une lourde perte avec le départ du gardien Jacob Markstrom pour Calgary. Le Suédois de 30 ans a paraphé une entente de six ans et 36 millions $ avec les Flames.

Sans Markstrom, Jim Benning a confié le filet à Braden Holtby, acquis sur le marché des joueurs autonomes, et Thatcher Demko.

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