Défendre une avance: le Canadien en est à cette phase d’apprentissage
Les Islanders sont revenus de l’arrière deux fois jeudi et se sont sauvés avec la victoire en prolongation

Dave Lévesque
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Le Canadien a laissé filer deux avances pour s’incliner 4 à 3 en prolongation jeudi, signe que le jeu défensif a encore besoin d’un coup de polissage.
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Mardi, Martin St-Louis mentionnait d’ailleurs que l’équipe avait accordé beaucoup de temps à son jeu défensif lors des entraînements pendant la pause olympique. Force est de constater qu’il y a encore du travail à faire et personne ne s’en cache.
« Quand tu laisses aller deux avances, il y a des choses que tu peux améliorer et on veut resserrer les choses défensivement, a reconnu Stéphane Robidas, qui dirige les défenseurs. Ça ne veut pas juste dire bien jouer défensivement, ça veut dire bien gérer la rondelle parce que quand tu crées un revirement, tu es en attaque, tout le monde est en position offensive et on est moins équipés pour se défendre. »
Alexandre Carrier a quand même trouvé un élément positif après avoir vu l’équipe accorder deux buts au jeune Matthew Schaefer en 55 secondes en fin de deuxième période, ce qui permettait aux Islanders de faire 2 à 2.
« On a quand même bien réagi en troisième pour revenir et reprendre l’avance. »
Apprentissage
Avec une jeune équipe, il y a une courbe d’apprentissage et il semble que celle du Canadien soit arrivée à la gestion des avances.
« On en est à apprendre à jouer avec les avances, soutient Robidas. On est une bonne équipe quand on tire de l’arrière, on est capables de revenir dans le match, comme on l’a montré. Maintenant, c’est d’être capable de fermer ces matchs et de revenir avec les deux points. »
On tend à oublier que le Canadien est la seconde équipe la plus jeune de la LNH avec une moyenne de 26,13 ans, selon le site eliteprospects.com. Seuls les Sabres de Buffalo (25,93) sont plus jeunes. Alexandre Carrier, qui est le second défenseur le plus âgé à seulement 29 ans, l’a rappelé.
« Ça vient avec le nombre de répétitions et être en confiance, c’est un peu une game mentale de continuer à jouer quand tu as l’avance en te disant qu’on ne va pas la perdre. »
Gestion
Tout est donc une question de gestion et Martin St-Louis a d’ailleurs mentionné ne pas avoir aimé le jeu de son équipe après qu’elle a pris les devants 3 à 2 en milieu de troisième période.
« Dans les dix dernières minutes, on les a trop laissés jouer avec la rondelle, a-t-il mentionné lors de son point de presse d’après-match. On aurait dû avoir davantage de possessions offensives. Ils n’ont pas vraiment eu à se défendre dans ces dix dernières minutes. »
Pour Stéphane Robidas, tout est une question de mieux comprendre la situation dans laquelle l’équipe se trouve afin d’éviter de s’embourber dans son territoire défensif comme c’est arrivé à plusieurs reprises dans ces dix dernières minutes jeudi.
« C’est un peu la nature humaine, tu es en avance et tu veux prendre moins de risques. C’est plus la gestion du risque qui est importante. Bien gérer la rondelle, ça ne veut pas dire d’arrêter de jouer avec la rondelle, ça veut juste dire de faire des jeux qui sont un peu moins risqués.
« Tu es plus dans la gestion du risque en fin de match quand tu es en avance. Il ne faut pas arrêter de la contrôler, mais il y a parfois des jeux qui ne sont pas nécessaires ou qui ont un faible pourcentage de réussite. »