Défaits 5 à 4 à Columbus, Montembeault et le Canadien ont manqué de gaz


Jonathan Bernier
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Gagner quatre matchs de suite, c’est difficile. En tout cas, ça l’est quand on porte le chandail du Canadien. Le Tricolore avait une rare occasion de le faire pour la première fois depuis février 2022.
Mais bien qu’on se trouvait à deux jours de Noël, il n’était pas question pour les Blue Jackets d’offrir pareil cadeau. Les adversaires du Canadien ont démontré leurs intentions, dès le début du match en prenant d’assaut l’enclave et le filet de Samuel Montembeault.
Le gardien de Bécancour en était à un dixième départ consécutif, un sommet cette saison dans la LNH. De son propre aveu, il avait les jambières lourdes. Il a quand même monté la garde, mais la première période active des locaux a sans doute rapidement fait baisser son niveau d’énergie.
Néanmoins, le Tricolore était dans le coup jusqu’à la fin, prenant même les devants en début de troisième période. Kirill Marchenko, dans les derniers instants de la troisième période, a fait résonner le canon une cinquième fois. La fois de trop pour le Canadien qui a subi un revers crève-coeur de 5 à 4.
Laine pris à parti
Plus les semaines passent, plus on apprend à découvrir la personnalité de Patrik Laine. Et il n’y a pas que ses habits qui sont flamboyants. Son franc-parler fait changement des langues de bois qui ont pendant trop longtemps, surtout sous le joug de Marc Bergevin, occupé le vestiaire du Canadien.

On aime ça. C’est maintenant moins le cas à Columbus où le Finlandais a disputé l’équivalent de quatre saisons. Ses anciens coéquipiers des Blue Jackets n’ont clairement pas apprécié le pavée qu’il a lancé dans la marre plus tôt dans la journée en affirmant qu’à Columbus, il était «tanné de perdre et d’abandonner dès décembre pour se concentrer sur la saison suivante» et que l’organisation «se satisfaisait de peu et était trop à l’aise avec [l’idée de perdre].»
Est-ce que cette ambiance l’a, en partie, mené à intégrer le Programme d’aide aux joueurs de la LNH et de l’AJLNH à la fin du mois de janvier? Possible.
En tout cas, hier, ses déclarations incendiaires l’ont envoyé à l’infirmerie. À chacune des six présences de Laine sur la patinoire, les joueurs des Blue Jackets l’ont rudoyé autant de fois que possible.
Mis en échec à deux occasions en l’espace de quelques secondes, par Sean Monahan et et Dante Fabbro, Laine a terminé la première période en effectuant deux autres présences, Blessé au haut du corps, on ne l’a pas revu par la suite. Triste de façon de terminer une journée qui s’était amorcé par l’obtention de la troisième étoile de la semaine dans la LNH.
Problème d’identité
Sur papier, le deuxième trio du Canadien est composé d’Alex Newhook, de Kirby Dach et de Patrik Laine. Mais dans les faits, ce titre devrait revenir à Jake Evans, Emil Heineman et Joel Armia. Pour un quatrième match de suite, cette unité à produit au moins un but. Cette fois, ce sont Evans et Armia qui ont touché la cible.
Et on parle de buts importants. Des buts qui ont permis au Tricolore de niveler la marque et de prendre les devants. Pas des buts inscrits quand l’issue du match est déjà connue. Ce fut la même chose lors des deux matchs contre les Red Wings.
En plus de contribuer en attaque, Evans a été impérial dans le cercle des mises au jeu. Il a remporté 14 de ses 16 duels (88%). Martin St-Louis a tellement apprécié sa soirée de travail qu’il l’a envoyé dans la mêlée lorsqu’il a rappelé Samuel Montembeault au banc.
Quant au trio de Dach, on entend des bruits de criquet depuis six matchs. Hier soir, le pauvre albertain a raté un filet pratiquement ouvert. Pas une fois, mais deux. Et pas loin de trois.
La bonne nouvelle dans son cas, c’est qu’il n’a pas terminé la soirée dans le négatif. Ça fait au moins ça de gagné.