Défaite de 3-1 à Pittsburgh: au moins, les joueurs du CH ont répondu

Jonathan Bernier
Partager
PITTSBURGH | Lessivés à leurs deux dernières sorties et punis par Martin St-Louis vendredi midi, les joueurs du Canadien n’avaient pas le choix de répondre face aux Penguins.
Jeu défensif plus hermétique, erreurs moins flagrantes, effort constant jusqu’à la toute fin de la rencontre: les Montréalais ont montré à leur entraîneur-chef qu’ils avaient saisi le message. Sauf que Sidney Crosby a décidé qu’ils ne rentreraient pas au Québec avec une victoire.
Dans ce gain de 3 à 1 des Penguins, le numéro 87 a inscrit les deux premiers buts du match.
«On a joué un match honnête. On s’est donné une chance de l’emporter. C’est plate de ne pas être récompensé», a souligné St-Louis.
Retiré du match lors de deux de ses trois dernières présences devant le filet du Canadien, Samuel Montembeault s’est bien ressaisi, ne cédant qu’à deux occasions sur les 23 tirs qu’il a reçus.
Il s’agit assurément d’un baume sur cette confiance fragilisée.
«C’était un bon match. Maintenant, c’est à moi de travailler et de continuer à faire de bonnes choses en dehors de la glace, dans ma préparation et dans les entraînements, pour retrouver ma constance», a indiqué le gardien de Bécancour.
Vingt-quatre lancers, incluant celui qui a permis à Blake Lizotte de compléter la marque dans un filet désert. La seule fois où le Tricolore en a accordé moins cette saison, c’était contre le Kraken (23).
Cette soirée moins occupée, Montembeault la doit à ses coéquipiers qui ont bloqué 24 lancers.
«On a joué une partie solide devant Sam, pour qu’il n’ait pas à faire du gros travail», a vanté St-Louis. «Les chances de marquer étaient plus basses que lors des autres matchs.»
Oui, les gars se sont sacrifiés. Et pas seulement David Savard, même s’il a encore dominé son groupe en se plaçant devant cinq tirs des Penguins.
«Je n’ai pratiquement pas reçu de tir de la pointe», a indiqué Montembeault.
Jusqu’à la fin
Ce qu’il y avait également d’intéressant à constater, c’est que le Canadien s’est battu jusqu’à la toute fin. Il n’a pas laissé la chaîne débarquer comme c’est arrivé trop souvent depuis le début de la saison. Il faut croire que, cette fois, St-Louis avait trouvé la canette de Jig-A-Loo.
Le Tricolore ressemblait davantage à celui de la saison dernière qui poussait les bonnes équipes jusqu’à leurs derniers retranchements. Avec un peu plus de chance et de meilleures décisions en zone offensive, il aurait très bien pu pousser ce match en prolongation et récolter, à tout le moins, un point de consolation.
«C’est encourageant, parce qu’en troisième à Washington, on ne s’est pas battus», a convenu Alex Newhook. «En général, je crois que les gars bataillent fermement, même si c’est arrivé à certains moments que l’éthique de travail nous ait fait mal.»
Xhekaj mécontent
L’état de santé de Juraj Slafkovsky sera à surveiller lors du retour de l’équipe à l’entraînement, lundi. Avec un peu moins de cinq minutes à écouler à la rencontre, il a reçu l’épaule de Noel Acciari à la pointe du menton.
Manifestement de mauvaise humeur, le Slovaque s’est retiré au vestiaire en lançant son casque.
D’ailleurs, le match s’est terminé avec un peu de rififi. De retour dans la formation, Arber Xhekaj a laissé savoir son mécontent à l’attaquant des Penguins. Une collision à la limite de la légalité a mis le feu aux poudres quelques instants avant le son de la sirène.
Parlant de légalité, on peut se demander si le défenseur du Tricolore ne recevra pas un appel du département de la sécurité des joueurs pour le dardage qu’il a offert à Michael Bunting en deuxième période.
À suivre pendant le congé dominical.