Défaite crève-cœur du Canadien contre les Oilers, à Edmonton: «La pilule est difficile à avaler pour le moment», Nick Suzuki

Jonathan Bernier
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EDMONTON | Le Canadien en a subi des revers crève-cœur depuis le début de la saison. Mais celui-ci, face aux Oilers, vient probablement en tête de lice.
Les joueurs du Tricolore sont parvenus à tenir tête à l’une des attaques les plus dévastatrices du circuit. Contre une équipe qui ne perd pratiquement plus à domicile, ils ont poussé le match en prolongation. Ils sont passés à 15 secondes près de réussir à écouler six minutes consécutives de punition.
Il y a de quoi être déçu du résultat final.
«La pilule est difficile à avaler pour le moment, a soutenu Nick Suzuki, quelques instants après la fin du match. On a bien joué. On a trouvé une façon de revenir en troisième. On n’a juste pas été capables de tuer la totalité de la punition.»
Martin St-Louis refuse systématiquement d’utiliser le mot «frustration» lorsque vient le temps de décrire le sentiment de ses troupiers après un revers comme celui-ci. Il prétend que la connotation de ce mot est trop négative. Il préfère utiliser le terme «déception».
Mais mardi soir, on pouvait ressentir beaucoup plus que de la déception dans le vestiaire des visiteurs du Rogers Place.
«C’est frustrant. Surtout ce soir, a lancé Jake Evans, sans détour. Ç’aurait été une très grosse victoire pour notre équipe. On a travaillé comme des forcenés. On a bloqué des tirs.»
«Celle-là fait mal, a-t-il poursuivi. Mais un moment donné, on réalisera tout ce qu’on a fait de bien dans ce match. Ce sont des prétendants à la coupe Stanley et on les a tenus jusqu’à la fin.»
Tenir tête à une bonne équipe sans être récompensé, c’est un peu l’histoire de cette équipe depuis deux mois. Que ce soit contre les Panthers, le Lightning, les Maple Leafs et les Bruins. Et maintenant, les Oilers.
«J’ai l’impression qu’on répète souvent la même chose dernièrement. On joue très bien, mais on n’est pas capables d’acheter deux points, a lancé Kaiden Guhle, qui a profité de son passage dans sa ville natale pour marquer le but égalisateur. C’est frustrant, mais il faut garder la tête haute.»
Dommage pour Armia
À l’extérieur du vestiaire, Trevor Letowski comprenait le désarroi de ses troupiers.
«C’est un des meilleurs matchs qu’on a joués cette année, a soutenu l’entraîneur. Il y a beaucoup de positif à en sortir. Mais c’est difficile à avaler, car les gars ont tout laissé sur la glace.»
«Personne ne doit avoir la tête entre les jambes. Les gars doivent être fiers de l’effort qu’ils ont déployé.»
Sans une punition qu’on peut qualifier de malchanceuse décernée à Joel Armia, l’issue de la rencontre aurait peut-être été différente. Dommage pour le Finlandais qui avait connu un solide match.
«Il a tellement bien joué, a convenu Letowski. C’était l’un de nos meilleurs joueurs. Dire qu’on est passés si près de tuer cette punition. Et sur le banc, on avait l’impression que si on y parvenait, un gros but nous attendait.»
Malheureusement, Leon Draisaitl a fermé les livres 15 secondes trop tôt.