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Découvrez le ski alpinisme: un nouveau sport fera son entrée aux Jeux olympiques jeudi

Photo d'archives

AFP

2026-02-18T12:12:38Z

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BORMIO, Italie | Les épreuves de ski alpin terminées à Bormio, le bas de la Stelvio accueille à partir de jeudi les épreuves de ski alpinisme, une première aux Jeux olympiques et l’occasion pour les athlètes, dont les favoris français, de réaliser un «rêve» longtemps inaccessible.

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«C’est un moment historique pour notre discipline. On sait qu’on a de la chance d’être là, au bon endroit, au bon moment [...] C’est peut-être une fois dans une vie», résume Emily Harrop, numéro 1 mondiale dans la discipline ces quatre derniers hivers et immense chance de médaille pour la France.

Un sprint pour les hommes puis un autre pour les femmes sont au programme jeudi, avant le relais mixte samedi. Aucun Canadien ne s’est qualifié pour l’épreuve. 

Monter, marcher, descendre

Le principe est simple et consiste à monter le plus vite possible quelque 70 m de dénivelé skis aux pieds, avec une phase de «portage» où les skis sont sur le dos, puis à redescendre en mode ski alpin. Le tout en trois minutes à peine d’un effort extrêmement explosif.

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Très télévisuel avec des manches hautement cardio qui s’enchaînent, des confrontations directes et des transitions spectaculaires (le moment où les skieurs enlèvent en quelques secondes leurs peaux des skis qui les empêchent de glisser à la montée pour passer en mode descente), la discipline est très éloignée du ski de randonnée, la version loisir du sport qui consiste à se balader en pleine nature et à chercher de jolies pentes à skier à la descente.

«On a de la chance»

Pour les athlètes, les JO représentent toutefois une opportunité pour faire découvrir leur sport.

«J’ai envie de saisir cette chance en pensant à la petite fille que j’étais et qui regardait les Jeux à la télé, complètement fan», racontait en janvier à l’AFP Harrop, marquée enfant par les exploits de Lindsey Vonn aux Jeux olympiques de 2010 et par ceux de Mo Farah en athlétisme aux Jeux de 2012.

«Le rêve olympique est venu quand on nous a dit qu’on allait être aux Jeux olympiques. Avant, je n’y pensais pas du tout», ajoutait la skieuse de 28 ans.

Alors que les Bleus du ski alpin sont repartis bredouilles de Bormio, Emily Harrop mène une équipe de France capable d’une razzia dans la station lombarde.

Thibault Anselmet vise l’or chez les hommes et participera avec Harrop au relais mixte, où leur paire est favorite. La jeune Margot Ravinel (23 ans) est également prétendante au podium.

«Deux, trois médailles, presque sûr, c’est quelque chose vraiment d’atteignable», estime Anselmet.

Pas sans remous

L’introduction du ski alpinisme aux Jeux olympiques ne s’est pourtant pas faite sans remous. Dès l’annonce en 2021 de son apparition au programme des JO 2026, certains athlètes, dont la star de l’endurance Kilian Jornet, avaient émis des réserves, craignant que les Jeux suppriment l’esprit nature du «skimo».

L’Espagnol avait regretté à l’époque l’absence de formats plus longs aux JO tels que l’individuel, la discipline historique qui dure des heures avec plusieurs montées et descentes en hors-piste. Le sprint et le relais sont «agréables à regarder», mais «loin de ce qu’est le ski alpinisme», disait-il.

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