Découvrez Julie Hamel, la prochaine directrice générale du Tournoi pee-wee


Kevin Dubé
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La transition est officiellement amorcée dans les bureaux du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec. Directeur général depuis 23 ans, Patrick Dom a officiellement commencé à transmettre son savoir à celle qui le remplacera dans quelques années: Julie Hamel.
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Hamel, 33 ans, a été l’heureuse élue, en août dernier, au terme d’un long processus visant à dénicher celui ou celle qui remplacerait Dom.
La tâche est colossale à plusieurs égards, et autant Dom que Hamel ont réalisé que la transition pourrait être plus longue que prévu initialement. Lors de l’embauche de sa successeure, Dom avait parlé d’un horizon de trois ans, en incluant celle-ci, afin d’assurer une passation des pouvoirs adéquate. Finalement, ça en prendra plus, probablement quatre.
Plusieurs facteurs l’expliquent, notamment le fait qu’Hamel doive assurer la transition de son poste de responsable des communications et du marketing, confié à Nicolas Célant après son embauche comme directrice générale adjointe.
«Mais ce n’est vraiment pas parce qu’elle n’est pas bonne, au contraire. C’est juste qu’il y a du stock en Jésus-Christ! Ce n’est pas une année perdue, loin de là, mais on ne pouvait pas mettre Nicolas dans le trouble et le lancer dans la fosse aux lions», explique Dom avec son franc-parler habituel.

La pression de remplacer Patrick Dom
Peu importe le temps que ça prendra, une chose demeure: un jour, Julie Hamel sera à la tête du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.
Et remplacer Patrick Dom n’est pas une mince tâche. Après tout, ce dernier en sera à son 34e tournoi, dont 24 comme directeur général.
«C’est sûr que c’est un peu stressant, avoue-t-elle. Quand je parle avec les gens à l’extérieur, ils me disent tous: ''Hey, t’es game de t’embarquer là-dedans! C’est un gros poste'', ou bien: ''C’est le fun parce que t’es une fille mais, dans le monde du hockey, ça doit pas être évident''. Moi, je gobe ces commentaires-là et je me dis: "Est-ce que j’ai pris la bonne décision? Est-ce que ça va être si difficile que ça?" Je me fais confiance là-dedans. Je le dis à tout le monde: je ne serai pas Patrick. On va avoir des manières différentes de travailler mais on va arriver aux mêmes objectifs.»
Attentif, sourire en coin, Dom s’empresse alors de renchérir: «Je suis zéro inquiet pour elle. Zéro.»

Tisser des liens avec la grosse gomme du hockey
Et quand il parle, on sent que le respect qu’il porte envers la D.G. en devenir est réel, sincère.
Car ceux qui le connaissent le savent: avec Dom, les demi-mesures n’existent pas. C’est noir ou c’est blanc.
«Je peux te dire une chose, si elle n’avait pas eu d’affaire là, elle ne serait pas là», ajoute-t-il, répétant que le fait qu’elle est une femme n’a rien à voir avec son embauche.
Mais il est parfaitement conscient que la transition sera longue et que, même au terme des quatre ans de «formation», tout ne sera pas parfait. Après tout, au cours des 33 dernières années, Dom a été en mesure de se bâtir un impressionnant carnet de contacts, de quoi rendre jaloux bien des gens, l’auteur de ces lignes compris!
«Le gros défi, ce sera de tisser des liens avec les gens de la LNH et ça, ça va être plus long que j’aurais pu penser. Pat a développé des relations avec eux au fil des ans qui fait que ça va au-delà du travail, ils sont rendus amis», a remarqué Julie Hamel.
Dom pointe alors son téléphone cellulaire. «Ça, ça va être la clé. En ce moment, si j’ai besoin de chandails des Devils pour notre encan silencieux, je texte Sheldon Keefe et je lui demande», illustre-t-il.

Une femme de caractère
Le respect que voue Dom à Hamel s’explique par plusieurs choses. L’une d’elles: son caractère.
«Je suis capable de tenir mon bout», assure-t-elle en riant.

Il s’agit là d’un des éléments qui ont aidé à sa candidature, ajoute Dom.
«Julie, elle a du caractère. Moi, j’ai mauvais caractère. Du caractère, c’est bon d’en avoir. Du mauvais, ça dépend des fois», rigole-t-il.
«Elle l’a bien dit, on ne sera jamais pareil. Par contre, pour faire ce travail, tu dois avoir du caractère, et elle en a. C’est pour ça que je dis que je ne suis pas inquiet du tout. Et je ne le dirais pas, si je ne le pensais pas. Julie, elle est allumée et ça, ça vaut beaucoup plus que bien d’autres qualités. Le reste, c’est pas grave, ça va s’apprendre.»
Elle n’hésite pas à lui répondre!
Ce caractère et cette capacité de «tenir son bout», on les a constatés durant notre entretien d’une quarantaine de minutes. À un moment, Hamel n’a pas hésité à lancer à Dom qu’il en faisait parfois trop et qu’il pourrait déléguer à certains moments.
«Pat, il aime tellement ça être impliqué dans la poutine quotidienne, nous lance-t-elle tout d’abord avant de se tourner vers le D.G. actuel. Tu ne t’en rends pas compte parce que tu es dedans, mais il n’y a aucun directeur général dans aucune entreprise qui fait ce que tu fais, lui lance-t-elle avant de revenir à l’auteur de ces lignes. Pat, il répond aux appels des gens qui ont de la misère à acheter des billets et il va porter des colis chez Postes Canada. C’est pour ça qu’il est débordé! Il a ça dans le sang, c’est sa vie!» ajoute-t-elle en riant.

Ça, Dom le sait, et il l’a souvent dit: il n’arrivera jamais à quitter complètement le Tournoi, un événement qui représente beaucoup plus qu’un travail pour lui. Il est donc primordial que les amateurs qui se déplacent par centaines de milliers chaque année bénéficient d’un service impeccable.
«Moi, appeler quelque part et ne jamais réussir à parler à personne, je ne suis pas capable. Donc, oui, ça va m’arriver des fois la fin de semaine de répondre à des courriels ou de prendre des appels. C’est important pour moi que quand tu contactes le Tournoi, on te réponde.»
Hamel a donc dû mettre les choses au clair avec Dom lorsqu’elle a accepté le poste. Mère de deux enfants de 5 et 7 ans, elle voulait s’assurer que devenir la nouvelle patronne du Tournoi pee-wee ne signifiait pas d’avoir à négliger sa famille.
«Ce sera à elle de gérer à l’interne. Je ne suis pas obligé de répondre aux gens. Je le fais parce que je le veux bien. Je comprends très bien sa réalité parce que je suis passé par là.»
Qui est Julie Hamel?

Native de L’Ancienne-Lorette
Âge: 33 ans
Son C.V.
- D’octobre 2011 à mai 2025: coordonnatrice au marketing/événementiel à la Station touristique Stoneham.
- D’avril 2015 à août 2018: elle a occupé plusieurs postes aux Loisirs Saint-Sacrement, dont celui de coordonnatrice des programmes et responsable du secteur jeunesse.
- Août 2018: embauchée comme responsable des communications et du marketing au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.
- Août 2024: nommée directrice générale adjointe du Tournoi pee-wee dans le but de succéder à Patrick Dom comme directrice générale.