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Décisions douteuses et risques inutiles: mardi, face aux Capitals, la jeunesse du Canadien s’est fait sentir

Photo Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-01-14T20:01:17Z

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WASHINGTON | L’avenir du Canadien est plus que prometteur. Avant longtemps, il pourrait aspirer aux grands honneurs. Et le faire pendant plusieurs saisons.

Toutefois, des matchs comme celui de mardi dans la capitale américaine démontrent que la période d’apprentissage n’est pas terminée. Si la jeunesse est synonyme de fougue et de rapidité, elle amène également ses travers.

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C’est un peu ce que Brendan Gallagher, le joueur comptant le plus d’ancienneté au sein du groupe, a voulu insinuer en martelant que l’équipe avait manqué de maturité en troisième période.

Avec une avance de 2 à 0 et un cinquième match en sept soirs dans les jambes, la prudence aurait dû être de mise en troisième période. Ce ne fut pas le cas.

Lane Hutson, Juraj Slafkovsky, Oliver Kapanen et Ivan Demidov, ces jeunes qui contribuent aux succès de l’équipe depuis plusieurs semaines, ont continué de prendre des risques. Ils ont joué de la même façon qu’une équipe qui court après le pointage.

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Ils n’ont pas été les seuls à éprouver des ennuis. Le troisième trio a également eu de la broue dans le toupet par moment, mais c’était plus une question d’embouteillage dans sa zone que de risques mal calculés.

Dans le bagage d’expérience

Ça explique pourquoi, selon les données comptabilisées par Natural Stat Trick, le Canadien a offert sept occasions de marquer dangereuses aux locaux, en troisième période, à forces égales.

«On leur a permis d’empiler les grosses présences, a également lancé Gallagher. C’était à nous de gérer les risques.»

D’ailleurs, notre bon ami Slaf, qui a fait une belle démonstration de son aisance à protéger la rondelle au cours de la soirée, n’a pas été très efficace en couverture.

Tant sur le but égalisateur que sur celui de la victoire, il s’est contenté de souffler dans le cou du buteur au lieu de jouer physique à son endroit et de, à tout le moins, s’assurer de neutraliser son bâton.

Ce qui démontre une nouvelle fois que, à 21 ans, il y a encore de la place dans le bagage d’expérience.

Il y a au moins 30 ans que le Tricolore n’a pas été aussi spectaculaire. Cette relance fait le bonheur de tout le monde, particulièrement de ses partisans. Mais justement, loin du Centre Bell, pas nécessairement besoin d’être joli, il faut simplement être efficace.

Vous savez, ce genre de soirée qui fait dire aux entraîneurs «on a joué un bon match de route»?

Surtout, au risque de le répéter une autre fois, dans une portion de la saison aussi condensée que celle que traverse actuellement le Canadien.

Rien n’est normal

De leur côté, les Capitals, effacés pendant les deux premières périodes, mais expérimentés et rusés comme de vieux renards, ont sauté sur l’occasion.

Grâce au brio de Samuel Montembeault, le Canadien est parvenu à grappiller un point. Un septième sur une possibilité de 10, en sept jours.

En temps normal, c’est plus que respectable. Mais cette saison, il n’y a rien de normal.

«Si on veut être une équipe compétitive, qui souhaite battre les meilleures équipes, on ne peut pas utiliser ça [la lourdeur du calendrier] comme excuse, a d’ailleurs soutenu Joe Veleno. On est assez bons pour finir ces matchs-là. On ne l’a pas fait.»

On peut comprendre le sentiment d’urgence des joueurs du Canadien. Dans une division aussi corsée que l’Atlantique, ils n’ont pas le droit à l’erreur.

Deux points séparent les trois premiers rangs, et les formations qui suivent ont augmenté la cadence. Les Sabres, les adversaires du Canadien jeudi soir, viennent d’en remporter 13 sur 15 (avant leur match de mercredi).

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