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Décisions calculées du CH

Photo d'archives, Agence QMI (Joël Lemay)
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2024-07-01T23:00:00Z

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Doit-on reprocher au Canadien de ne pas avoir voulu offrir un contrat d’une durée de cinq ans à Jonathan Marchessault? Pas du tout.

Cette décision n’a rien de surprenant non plus. Jeudi dernier, à Las Vegas, Jeff Gorton nous avait préparés à cette possibilité en disant qu’il ne voulait pas ralentir la progression d’un jeune au profit d’un joueur plus âgé.

Il ne fait aucun doute que Marchessault possède encore les atouts pour aider une équipe de la Ligue nationale. Mais il aura 34 ans à la fin de l’année et 39 ans à l’expiration de l’entente qu’il a signée avec les Predators de Nashville.

Le Canadien pouvait difficilement s’engager envers lui pour aussi longtemps. Mais il n’est pas resté les bras croisés.

La prolongation de contrat de huit ans signée par Juraj Slafkovsky s’inscrit dans la logique du plan de relance élaboré par Gorton et Kent Hughes.

L’an prochain, voire au cours des prochaines semaines ou des prochains mois, ça devrait être au tour de Kaiden Guhle d’obtenir une prolongation à long terme.

Slaf: le meilleur est à venir

Certains diront peut-être que le Canadien a précipité les choses avec Slafkovsky, qu’il ne montre à son actif qu’une demi-saison de succès dans la LNH. Or, dans l’estimation des décideurs de l’organisation, Slafkovsky n’a fait que commencer à déployer son talent et sa valeur.

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Le meilleur est à venir.

Dans quelques années, Slafkovsky sera probablement payé en deçà de ce que le marché sera devenu.

À cet égard, l’organisation a fait ses devoirs. Les décisions qu’elle a prises lors de l’ouverture du marché des joueurs sont calculées.

Cela dit, il reste beaucoup de travail à faire.

L’été est encore jeune

Certains rappelleront que Gorton et Hughes se sont dits conscients à la fin de la dernière saison qu’ils devraient prendre les moyens de donner plus de punch à leur attaque. On ne peut pas dire qu’ils ont réussi jusqu’ici, mais il reste encore deux gros mois et demi avant le début des camps d’entraînement.

Quant à savoir s’ils pourraient mettre le grappin sur Trevor Zegras, Martin Necas ou un autre attaquant dans la mi-vingtaine, j’ai tendance à croire que l’on parle d’une long shot, si vous me passez l’expression.

Selon Peter Baugh, journaliste du site The Athletic qui assure depuis peu la couverture des sports pour le quotidien The New York Times, Zegras aimerait poursuivre sa carrière avec les Rangers, si les Ducks d’Anaheim devaient l’échanger.

Zegras est natif de Bedford, municipalité cossue de l’État de New York, située à une heure vingt minutes de route de la mégapole américaine.

Dans le cas de Necas, il est joueur autonome avec restrictions. Son salaire applicable sur la masse salariale des Hurricanes de la Caroline s’élevait à trois millions annuellement au cours des deux dernières saisons.

Il y a lieu de croire qu’il va coûter passablement cher.

Son ancien directeur général Don Waddell, maintenant à l’emploi des Blue Jackets de Columbus, aurait offert son choix de premier tour au dernier repêchage – le quatrième au total dans la LNH – aux Hurricanes pour ses services, selon Elliotte Friedman. Mais il se serait buté à une fin de non-recevoir.

Un mot en terminant au sujet d’Alex Barré-Boulet. On se rappellera du tollé qu’avait soulevé sa mise sous contrat par le Lightning de Tampa Bay, il y a déjà six ans. Le joueur de centre originaire de Montmagny a connu beaucoup de succès dans la Ligue américaine. Mais il l’a eu moins facile avec le Lightning.

Sa venue ajoutera de la profondeur au Tricolore.

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