Décès de Rodger Brulotte: «J’ai eu beaucoup de peine. Je trouve ça difficile», dit Chantal Machabée

Jonathan Bernier
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Comme tout le monde au Québec, Chantal Machabée a été secouée d’apprendre le décès de Rodger Brulotte. Même si elle le savait très malade, elle ne s’attendait pas à apprendre cette triste nouvelle aussi rapidement.
« On s’est texté, il y a trois jours. Il m’a répondu, comme il faisait tout le temps. Alors, je ne pensais pas que ça arriverait cette semaine », a-t-elle confié au Journal. « J’ai eu beaucoup de peine. Je trouve ça difficile. »
Pour la vice-présidente aux communications du Canadien, Rodger Brulotte fut un mentor tout au long de son parcours.

« Je le connais depuis que j’ai 17 ans. Il a été l’un des premiers à m’encourager et à croire en ce que je faisais », a souligné celle qui l’a côtoyé tant dans le milieu professionnel que sur les verts ou dans leur voisinage commun.
« Quand j’ai été embauchée par le Canadien, il m’a écrit pour me féliciter », a-t-elle ajouté. « Il savait dans quoi je m’embarquais parce qu’il avait été aux relations publiques des Expos. On s’est assis ensemble. Il m’a donné de précieux conseils. »
Cet entretien fut l’une des nombreuses mains tendues de la part de Rodger envers celle qui fut longtemps le visage de RDS. Elle se souviendra toujours de l’une de ses premières rencontres.
« En 1988, j’animais une ligne ouverte de sports à 6 h du matin à Télé 4, à Québec. Il se passait quelque chose avec les Expos et je tenais à parler à Rodger. Mon producteur m’avait dit : “Ben non ! Tu n’appelleras pas Rodger à 5 h 50 du matin” », a-t-elle raconté.
« Je l’ai appelé. Je lui ai demandé s’il pouvait être en ondes à 6 h. Il m’a répondu : “Ben oui, ma belle Chantal, je vais faire ça pour toi”. Il avait été extraordinaire. »
Un vide immense
Pour Chantal Machabée, Rodger Brulotte était synonyme de joie de vivre, de passion et de couleurs.
« Quand je pense à lui, je ris. Il y a tellement de moments où on a ri et où on a eu du plaisir ensemble. »
Elle sourit également lorsqu’elle repense au point de presse annonçant l’embauche de Martin St-Louis au terme duquel Rodger était parvenu à convaincre Jeff Gorton de lever le pouce en signe de satisfaction, le temps d’une photo.

« C’était tout un exploit ! Ça allait tellement [contre] sa personnalité. Après, Gorts m’a dit que c’était le seul, dans toute sa vie, à lui avoir fait prendre une photo comme ça. J’étais pliée en deux. »
C’est par ce genre d’anecdotes, son omniprésence et son aisance naturelle que son départ laissera un immense vide dans le quotidien de tant de gens.
« Le départ de Rodger, ça crée un vide immense, un cratère incroyable. Il va nous manquer. »