Décès d'Arturo Gatti fils: «on a trop de questions»
Agence QMI
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L’entraîneur et homme de coin Russ Anber est atterré par la mort du jeune Arturo Gatti fils au Mexique et tout le mystère qui entoure celle-ci.
«Comme tout le monde, on était sous le choc», a-t-il déclaré à JiC, mercredi en fin d’après-midi, quelques heures seulement après l’annonce de la disparition du garçon de 17 ans, qui s’apprêtait à lancer sa carrière de boxeur.
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Anber, qui connaissait bien l’adolescent, a tout de suite rejoint Moe Latif, qui était son entraîneur.
«On s’est réunis un peu par texte et en personne pour jaser de ça, a-t-il indiqué. On a encore des questions qui sont sans réponse.»
«Plus qu’un boxeur, c’est triste qu’un jeune homme, un enfant même, soit décédé, a continué l’homme de coin. On a trop de questions. Moe est parti avec un autre de nos boxeurs au Mexique pour essayer d’avoir des réponses.»
En attendant, il vaut mieux ne pas trop spéculer publiquement sur ce qui est arrivé au jeune homme, a estimé Anber.
«Il y a toute sorte de rumeurs, a-t-il observé. J’ai reçu des appels des États-Unis aujourd’hui, on me demande si c’est une farce [...] tout le monde avait des théories pour ça.»
«Aussitôt qu’on aura la vérité, les vraies réponses de Moe, à ce moment-là, il va commenter et nous pourrons commenter plus», a-t-il ensuite résumé.
Un potentiel énorme
Ce qui brise surtout le coeur d’Anber, c’est la perte d’un garçon qui avait un grand potentiel en tant que boxeur, mais aussi en tant qu’homme.
«Il maîtrisait quatre langues, ça donne un indice de son intelligence», a-t-il révélé.
«Il était capable de bien s’exprimer, a-t-il poursuivi. C’est quelqu’un qui aurait eu un super avenir, il était à l’aise devant les caméras, il aimait la boxe, il voulait faire ça. Il adorait être dans le ring, dans le gymnase. Il a adoré son temps avec Moe.»
«Il a passé Noël avec nous, il était ici chez Rival [la compagnie d’équipements sportifs d’Anber], il travaillait avec nous, avec Moe, qui était vraiment le père qui manquait dans sa vie, a également raconté Anber. J’ai beaucoup de peine pour Moe, qui a tout fait pour ce garçon-là, comme si c’était son propre fils. Comme ça arrive souvent avec les entraîneurs de boxe et leur élève.»
Beaucoup de pression
Être le fils du légendaire et regretté Arturo Gatti, porter le même nom et vouloir faire son chemin dans le monde de la boxe, ce n’est pas aussi simple qu’on le croit, a expliqué Anber.
«Je ne peux imaginer le genre de pression que Junior a supporté durant sa carrière en étant le fils d’une légende [...] ces gens-là ne doivent pas avoir une vie facile quand ils sont toujours comparés à leurs parents», a-t-il souligné.
Anber estime que les jeunes d’aujourd’hui font face à des défis particuliers depuis l’avènement des médias sociaux. Certaines personnes deviennent populaires sans faire grand-chose de spécial, déplore-t-il.
«Les jeunes pensent que c’est la route vers le succès, d’être capable de faire ça, a-t-il expliqué. C’est quelque chose que les gens de mon époque ne comprennent pas, mais les gens d’aujourd’hui sont accros à ça.»
«Le plus important, c’est leur image sur les médias sociaux et je pense que ça devait être lourd pour le jeune Arturo de supporter ça», a-t-il avancé.