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Débâcle du début de saison chez les Rangers: Chris Drury ne serait pas le méchant de l’histoire

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-01-18T05:00:00Z
2025-01-18T20:55:30Z

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Chris Drury n’a pas bonne réputation. On dit du directeur général des Rangers qu’il est spécialiste de la microgestion, qu’il est obsédé par le contrôle, qu’il prône l’omerta et qu’il est habité d’une certaine paranoïa.

Selon certains, la débandade des Rangers, adversaires du Canadien dimanche, au cours de la première moitié de saison serait attribuable à un ras-le-bol généralisé dans le vestiaire new-yorkais.

Oui, l’ancien choix de troisième tour des Nordiques [en 1994] est un cas particulier. Il en mène assurément un peu trop large. Mais comme c’est le cas dans tous les conflits, il y a deux côtés à la médaille.

Getty Images via AFP
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Chroniqueur du New York Post affecté à la couverture des Rangers depuis 1994, Larry Brooks a suivi ce feuilleton avec grand intérêt.

«Je suis conscient que c’est lui qui a l’air du méchant dans cette histoire, mais je ne suis pas d’accord, soutient le réputé chroniqueur, joint au téléphone plus tôt cette semaine. Aurait-il pu être plus aimable? Possiblement. A-t-il flatté des joueurs dans le mauvais sens du poil? Peut-être. Mais ce que je sais, c’est que le gars brasse des affaires. C’est de la grosse business.»

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En fait, trois événements impliquant Drury ont grandement fait les manchettes sportives new-yorkaises dans la deuxième portion de 2024. Le départ de Barclay Goodrow vers San Jose (il a été réclamé au ballottage à la suite d’une manœuvre louche des Rangers), la notice envoyée aux 31 autres directeurs généraux du circuit les informant qu’il était prêt à recevoir des offres pour Jacob Trouba et Chris Kreider puis, ultimement, la transaction impliquant Trouba.

«Peu importe qui a ébruité l’information sur la notice, ça n’aurait pas dû être la fin du monde parce qu’il y a toujours des rumeurs. Mais la réponse de l’équipe fut horrible, a raconté le chroniqueur admis au Temple de la Renommée en 2018. Elle n’a gagné que quatre de ses 17 matchs suivants.»

«Qu’ils grandissent un peu»

Si on a déjà vu des joueurs lever le pied dans l’espoir de voir leur entraîneur-chef perdre son emploi, cette fois, on peut se demander si ce n’est pas Drury qu’on souhaitait voir recevoir son 4%.

«Je sais que c’était un sujet de discussion [aux quatre coins de la ligue], mais jamais ça n’allait se produire», martèle Brooks.

Drury est un fidèle soldat du propriétaire James Dolan. Mais ce n’est pas tout.

«Il a réussi à se départir d’un centre de quatrième trio [Goodrow] qui lui coûtait 3,6 M$ et d’un capitaine [Trouba] qui avait perdu le feu sacré. On parle d’une économie de 11,36 M$. Pas seulement pour cette saison, mais pour les deux suivantes», a soutenu le vénérable journaliste.

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«En passant, si les joueurs étaient fâchés de la façon que ça s’est terminé avec Goodrow, qu’ils grandissent un peu», a-t-il ajouté.

D’ailleurs, ceux qui trouvent qu’on s’enflamme rapidement à Montréal n’ont rien vu.

«On a entendu tellement d’histoires au cours des trois premiers mois de la saison, qu’à un certain moment, ça devenait difficile de séparer le vrai du faux, a déclaré Brooks. Quelqu’un dans un podcast a affirmé que les joueurs avaient tenu une rencontre d’équipe pour parler de Drury. D’autres ont mentionné que des joueurs avaient fait résilier leur clause de non-mouvement. C’était complètement faux.»

Trouba, le canard boiteux

De l’avis de Brooks, c’est surtout le comportement de Trouba qui a miné le moral des troupes. Sans parler d’un fauteur de trouble, le chroniqueur du New York Post a soutenu que le défenseur a été une grande distraction.

«J’ai toujours aimé Jake [Jacob Trouba]. Je l’ai toujours défendu. Même quand le monde voulait qu’il soit suspendu pour 20 matchs. C’était un bon leader, a indiqué Brooks. Mais, cette saison, il était amer.»

Brooks raconte que Trouba et son camp étaient parfaitement au courant des intentions de Drury à son endroit. Et ce, dès l’élimination de l’équipe, le printemps dernier. Plutôt que d’accepter son sort, il aurait mis des bâtons dans les roues de son directeur général.

«Il a simplement décidé de faire bloquer toutes les tentatives de transaction, a expliqué Brooks. Je ne croyais pas que ça aurait un impact sur la saison. Mais j’étais dans le champ. Il est arrivé et il n’était pas le même. C’était devenu un canard boiteux et ça s’est propagé dans le vestiaire.»

Tout semble maintenant rentré dans l’ordre. Depuis le 1er janvier, les Rangers montrent un dossier de 5-2-1. Un retour prochain dans la course aux séries éliminatoires n’est pas impossible.

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