Deuxième dose: de rares effets secondaires à l’étude
Des problèmes sont survenus après la deuxième dose


Nora T. Lamontagne
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La Santé publique se penche présentement sur de rares cas de troubles cardiovasculaires guérissables qui sont survenus après l’injection d’une deuxième dose de vaccin à ARN messager.
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« On suit ça de près pour voir s’il y a un pépin. Les comités consultatifs émettront bientôt des recommandations pour que les gens sachent à quoi s’en tenir », assure le Dr Gaston De Serres, épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).
L’INSPQ a recensé 15 cas de myocardite et 18 cas de péricardite en date du 22 juin parmi plus de 1,6 million de Québécois doublement vaccinés.
Dans tout le pays, on parle d’un total de 65 cas de myocardite ou de péricardite alors que l’on compte plus 7,3 millions de Canadiens pleinement vaccinés.
Il s’agit d’inflammations du muscle du cœur ou de son enveloppe qui surviennent après des infections virales, explique le Dr De Serres.
Néanmoins, les scientifiques ont remarqué qu’un nombre restreint de patients ayant reçu une deuxième dose de Moderna ou de Pfizer en étaient aussi atteints, surtout chez les hommes de moins de 30 ans.
Après études, Israël et les États-Unis ont conclu que les bénéfices de la vaccination dans cette catégorie d’âge surpassaient les inconvénients, entre autres parce que la grande majorité des patients s’en remettent facilement et avec des traitements peu intrusifs.
Les comités d’immunisation du Québec et du Canada se prononceront dans les prochaines semaines.