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De quoi avait l'air le Québec lors de la dernière conquête canadienne de la coupe Stanley?

Patrick Roy, soulevant la coupe Stanley, le 9 juin 1993.
Patrick Roy, soulevant la coupe Stanley, le 9 juin 1993. Photo d'archives, Le Journal de Montréal
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-06-07T15:30:00Z

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Il y a 31 ans qu’une équipe canadienne n’a plus remporté la coupe Stanley. Au-delà de la formation du Canadien, beaucoup de choses ont changé depuis. Voici un peu à quoi ressemblait la vie au Québec, en juin 1993.

• À lire aussi: Les Panthers ne vont pas démolir les Oilers, arrêtez-ça!

Jean Chrétien n’avait pas encore pris le pouvoir

Brian Mulroney était toujours le premier ministre du Canada quand le Canadien est devenu la dernière équipe du pays à soulever la coupe Stanley, le 9 juin 1993. Mais il avait déjà annoncé sa démission et allait être remplacé sur une base intérimaire par Kim Campbell, 16 jours plus tard. C’est donc dire que Jean Chrétien n’avait pas encore amorcé son règne de 10 ans à la tête du pays, qui allait s’échelonner de novembre 1993 à décembre 2003. Au Québec, Robert Bourassa était au pouvoir.

Le salaire minimum était de 5,70$

En juin 1993, le salaire minimum au Québec était de 5,70$ l’heure. Il est actuellement fixé à 15,25$. Le coût de la vie n’était bien sûr pas le même: au début des années 1990, le prix moyen d’une maison unifamiliale à Montréal était de 112 000$. Bonne chance pour en trouver une à ce prix-là aujourd’hui! Mais le nombre de chômeurs, lui, était élevé: il était de 13,8% au Québec, contre 4,5% en janvier dernier.

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Whitney Houston était au sommet de sa gloire

C’est That’s The Way Love Goes, de Janet Jackson, qui trônait au sommet du Billboard 100 quand Patrick Roy a gagné le Conn-Smyth, en 1993. Mais du côté anglophone, l’année musicale allait être celle de Whitney Houston, avec I Will Always Love You. Au Québec, l’Adisq décernait le titre de chanson populaire de l’année à La légende Oochigeas, de Roch Voisine.

L’anglais et la loi 86 animaient le débat

L’anglais était un sujet controversé au Québec, ce printemps-là. Le ministre libéral québécois Claude Ryan présente un projet de loi qui autorise notamment l’affichage commercial bilingue et bilinguise les relations entre l’État et ses citoyens. Malgré la division qu’elle provoquait, la loi 86 a été adoptée en juin.

Les dinosaures de Jurassic Park dévoraient la concurrence

Le film le plus populaire au cinéma, en juin 1993, était le premier opus de la série Jurassic Park, qui aura engrangé pas moins de 914 millions $ en salles, à travers le monde. Jurassic World 4: Exctinction sera à l’affiche cette année. Un signe que les Oilers mettront fin à la disette canadienne? Pas vraiment: il s’agira du septième film mettant en vedette les fameux dinosaures.

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Et dans le monde du sport
  • Mario Lemieux termine en tête des pointeurs de la LNH, avec 160. Et ce, bien qu’il ait annoncé plus tôt dans la saison souffrir de la maladie de Hodgkin et qu’il n’ait pas joué entre le 6 janvier et le 1er mars, afin de subir des traitements.
  • Barry Bonds et Juan Alberto Gonzalez dominent le baseball majeur avec chacun 46 circuits. Et cette année-là, c’est aussi une équipe canadienne qui triomphe à la Série mondiale: les Blue Jays de Toronto.
  • Dans la NFL, les Cowboys de Dallas allaient remporter leur avant-dernier Super Bowl à ce jour, contre des Bills de Buffalo qui, eux, en étaient à l’ultime revers de leur série de quatre consécutifs en finale.
  • L’Américain Pete Sampras domine le tennis masculin, en 1993. Chez les femmes, c’est l’année de l’Allemande Steffi Graf. Mais cette saison est ternie par l’attaque sur la Yougoslave Monica Seles, à Hambourg, quand elle est poignardée au dos en plein match par un spectateur.
  • Le Français Alain Prost, au volant de sa Williams-Renault, est sacré champion du monde. Il s’agit de sa dernière saison en F1. C’est aussi lui qui remporte le Grand Prix du Canada, devant un jeune Michael Schumacher, alors âgé de 24 ans.
  • Le Zimbabwéen Nick Price termine au sommet des boursiers de la PGA, avec des gains de 1,47 M$, loin des 21 M$ qu’allait toucher l’Américain Scottie Scheffler 20 ans plus tard. Et Tiger Woods? Il a alors 17 ans, et il allait devenir professionnel en 1996.
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