De musicienne et choriste pour Klô Pelgag à tête d’affiche, Lysandre multiplie les projets et les opportunités
La musicienne entame la tournée pour son album «Portrait de l’invisible»


Raphaël Gendron-Martin
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Portée par son deuxième album, Portrait de l’invisible, Lysandre prend de plus en plus sa place à l’avant-scène. Après avoir accompagné des artistes comme Klô Pelgag et Helena Deland, elle entame une nouvelle tournée solo tout en continuant d’explorer d’autres avenues, de la musique au jeu.
Lysandre a monté une sorte de groupe de musiciens tout étoile pour l’accompagner en tournée. À ses côtés, elle aura sa sœur Lucie-Maud Ménard, Étienne Dupré (Zouz, Klô Pelgag), Samuel Gougoux (Corridor) et Raphaël Laliberté-Desgagnés (Valence, Ariane Roy). « Ce sont toutes des personnes multitalentueuses, multi-instrumentistes », souligne-t-elle.
Sur scène, parmi les différents instruments, on retrouvera six synthétiseurs. « C’est ce qui ressort beaucoup du deuxième album. Mais il y a aussi le son organique de la clarinette, du piano, de la basse électrique et de la batterie. »
Apprendre des meilleurs
Après avoir joué les accompagnatrices durant plusieurs années, Lysandre admet ressentir une pression supplémentaire du fait de porter un projet sur ses épaules. « Je suis beaucoup dans le côté humain, j’ai envie que tout le monde soit bien, tout le temps. C’est tellement précieux, un band. C’est comme une petite famille. »
Qu’a-t-elle retiré de côtoyer Klô Pelgag, comme artiste ? « C’est sa manière de se donner complètement à chaque spectacle, peu importe les contraintes. Dans la performance, elle est présente à 100 %, qu’il y ait 7 ou 5000 personnes. Il y a quelque chose de très beau et inspirant là-dedans, que j’essaie d’appliquer le plus possible. »
Parmi les spectacles qu’elle donnera cet été, Lysandre jouera notamment le 19 juillet au Festival d’été de Québec. « C’est en première partie de Pierre Lapointe symphonique [avec l’OSQ], dit-elle. C’est une très belle opportunité de jouer mon show devant plein de monde. »
Saisir sa chance
Les opportunités, Lysandre essaie de les saisir le plus possible. En 2020, quand elle a su qu’une personne s’était désistée pour une résidence à Petite-Vallée, elle s’est tout de suite proposée. C’est là-bas qu’elle a rencontré Alex Martel [qui a réalisé ses albums par la suite], Lou-Adriane Cassidy, Étienne Coppée, Ariane Roy et Thierry Larose.
Faisant aussi de la musique à l’image, notamment pour les séries d’Alec Pronovost, Lysandre continue d’être comédienne – on l’a vue dans La passion d’Augustine – quand les occasions se présentent.
« Même si je me suis plus concentrée sur mon album dans la dernière année, j’ai toujours de l’espace pour ça. Du moment qu’il y a un projet qui est intéressant, je n’ai pas les portes fermées, du tout. Je pense qu’en ce moment, plus que jamais, on doit être bien ouvert d’esprit en termes d’opportunités. »
Lysandre présentera son spectacle à Montréal (Sala Rossa, 16 avril) et à Québec (Pantoum, 17 avril). Infos : chivichivi.com.