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L'Ozempic pour lutter contre l'obésité infantile? De nouvelles recommandations s'éloignant du «manger moins, bouger plus»

Agence QMI

2025-04-15T13:43:16Z

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Pour la première fois en près de 20 ans, le Canadian Medical Association Journal (CMAJ) a publié de nouvelles lignes directrices sur la façon de traiter les enfants et les adolescents souffrant d'obésité.

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Cette nouvelle approche mise sur une intervention précoce et des soins individuels au lieu de la traditionnelle approche «manger moins, bouger plus».

«Nous savons que si c'était si facile, beaucoup de gens le feraient déjà et nous n'aurions pas le problème auquel nous sommes confrontés aujourd'hui», déclare Sanjeev Sockalingam, directeur scientifique d'Obesity Canada et professeur de psychiatrie à l'Université de Toronto.

Les dix nouvelles recommandations, publiées lundi par le CMAJ, mettent l'accent sur la santé mentale et la qualité de vie plutôt que des chiffres.

«Nous comprenons maintenant beaucoup mieux l'obésité en tant que maladie chronique et son fonctionnement», dit le directeur du plaidoyer et de l'engagement public à Obésité Canada, Ian Patton. Les recommandations mettent donc l'accent sur l'intervention précoce et la garantie d'une prise en charge opportune.

Parmi elles, une approche «centrée sur la famille» est préconisée au lieu d’essayer d’enrayer les comportements individuels de l’enfant.

Les médicaments comme Ozempic ou Wegovy ou encore la chirurgie sont recommandés seulement lorsque cela s’avère nécessaire.

«Nous ne suggérons pas que toutes les personnes souffrant d'obésité doivent prendre un médicament ou subir une chirurgie bariatrique, en particulier chez les enfants», affirme Mme Patton.

Environ 80 % des adolescents souffrant d'obésité resteront obèses jusqu'à l'âge adulte, selon Obésité Canada, ce qui peut accroître le risque de plus de 200 problèmes de santé différents.

L'obésité peut aussi, par exemple, augmenter le risque de stigmatisation dès l'école primaire.

«Les gens ont été formés à penser qu'il s'agit d'une maladie liée au mode de vie, qu'il s'agit d'une question de volonté, que les gens échouent», explique Sockalingam.

L'obésité est une maladie génétique pour laquelle Sockalingham affirme qu'il n'existe «aucune solution miracle».

Des interventions personnalisées à chaque enfant concernant l'activité physique, la nutrition et le soutien psychologique, sont aussi recommandées.

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