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De la consécration de Max Verstappen aux chicanes de clochers, voici les grands moments de la saison de F1 2024

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Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-12-08T20:00:00Z
2024-12-08T21:00:00Z

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Avec un quadruple champion du monde en titre et une nouvelle écurie championne, cette saison 2024 est maintenant entrée dans les livres. Ce fut une saison remplie de rebondissements, de bagarres sur les circuits comme dans les garages, de surprises et de déceptions, de murmures et de grandes déclarations. Les 10 derniers mois n’ont pas été ennuyants dans l’univers de la F1.

En attendant la prochaine extinction des feux rouges en Australie le 16 mars, dans 14 semaines, voici un retour sur les meilleurs moments de la saison 2024.

Le grand départ de Lewis

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Bien avant le premier Grand Prix de la saison au Bahreïn, Lewis Hamilton a donné le ton à la saison 2024 et à la valse des pilotes en signant un pacte ferme de 2 ans chez Ferrari à partir de 2025. Après six ans chez McLaren et 11 chez Mercedes, le septuple champion du monde a quitté avec émotions l’écurie allemande à Abou Dhabi pour sa nouvelle aventure au sein de la Scuderia.

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Max et Lando font naître une rivalité

DPPI / Panoramic via Reuters Connect
DPPI / Panoramic via Reuters Connect

Max et Lando, Lando et Max... Les deux pilotes ont échangé les victoires ou les deuxièmes places sept fois au fil de cette saison 2024 marquant le début d’une rivalité. Aux dires de certains experts, Norris aurait pu gagner le championnat des pilotes avec de meilleures stratégies chez McLaren avant de le concéder à son rival à Vegas.

Sur les circuits, ils ont fait des flammèches.
Cette rivalité a atteint son paroxysme lors du week-end en Autriche, dans la course sprint et le Grand Prix durant lequel ils se sont coltaillés à l’avant du peloton après s’être élancés de la première ligne. L’intense bataille a pris une tournure dramatique au 64e tour lorsque les deux bolides se sont touchés dans une tentative de dépassement de Norris. Celui-ci a été forcé à l’abandon tandis que Verstappen a glissé au cinquième rang. Il n’en fallait pas plus pour que les deux pilotes se lancent également dans une guerre de mots.

Perez frappe le mur et perd le nord

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Ayant grimpé sur le podium à quatre reprises lors des huit premières courses, Sergio Perez a vu sa saison virer de bord dans un impressionnant accident avec les deux Haas à Monaco. Sa monoplace Red Bull détruite, le Mexicain n’est plus jamais redevenu lui-même. Il a accumulé les contre-performances, les abandons et n’a plus été en mesure de percer le top 5. Son piètre rendement a animé les paddocks et soulevé de nombreuses interrogations sur son avenir au sein de l’écurie britannique.

La porte ou pas la porte?

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Justement, le volant de Perez a souvent été remis en question chez Red Bull dès le premier tiers de la saison. Si bien, qu’à la pause estivale, certaines voix murmuraient dans les paddocks que le Mexicain ne serait pas de retour pour la dernière étape de la saison. Le réputé conseiller spécial chez RB, le Dr Helmut Marko, a vertement et souvent critiqué le pilote de 34 ans épaulé par d’importants commanditaires hispaniques de l’écurie. Perez a finalement terminé au huitième rang du classement des pilotes, à 285 points derrière son coéquipier Verstappen. Ses résultats décevants ont coûté le titre chez les constructeurs. Avec de jeunes pilotes prometteurs dans le système de développement, le point sur son avenir sera d’ailleurs très bientôt fait.

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Newey claque la porte, lui

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Un autre cas a fait couler beaucoup d’encre dans l’univers de la F1 au printemps et durant l’été. Il touche une fois de plus l’écurie Red Bull, soit celui du gourou de l’ingénierie automobile Adrian Newey.
Lassé par les turbulences à l’interne, le dessinateur de multiples bolides décorés par des titres mondiaux a annoncé en mai qu’il quittait l’équipe britannique. Mais pour aller où?

Le mystère a plané jusqu’en septembre. Entre-temps, son nom a été associé à Williams, Mercedes et Ferrari, là où ça semblait dans la poche alors que tous en auraient mis leur main au feu durant l’été.
Mais c’est plutôt Lawrence Stroll qui a sorti le chéquier de sa poche de veston en septembre pour attirer le grand ingénieur chez Aston Martin. Saura-t-il relever cette écurie de sa mauvaise saison 2024 pour qu’elle aspire aux grands honneurs dans un avenir rapproché?

9e titre chez lui, à Silverstone

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Après une séance de qualifications menée par trois Britanniques en Russell, Hamilton et Norris, ce ne fut nul autre que Lewis Hamilton, roi sur ses terres, qui a remporté une course fertile en rebondissements. Le vétéran pilote chez Mercedes a su analyser sa voiture et bien juger la météo, qui a trompé un peu tous les pilotes sur la grille.

Roulant tantôt sur une piste détrempée tantôt sur une chaussée sèche, Hamilton a signé une neuvième victoire à Silverstone. Il a ainsi inscrit un nouveau record en F1 et célébré en versant quelques larmes de joie. D’autant plus que c’était sa première victoire depuis l’Arabie saoudite en 2021.

Une recrue avec du chien dans l’nez

Getty Images via AFP
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Début mars, la planète F1 s’est enflammée à Jeddah, en Arabie saoudite, quand Olivier Bearman a sauté dans la monoplace de Carlos Sainz, opéré d’urgence pour une appendicectomie. Le jeune de 18 ans a fait des flammèches en croisant le fil d’arrivée au septième rang. Cette performance a fait ouvrir bien des yeux, si bien que Haas lui a offert en juillet un contrat de plusieurs saisons dans l’une des deux bagnoles. Bearman a finalement piloté pour l’écurie américaine en Azerbaïdjan (10e) et au Brésil (12e).

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Une course excitante à Montréal

Photo Agence QMI, JOËL LEMAY
Photo Agence QMI, JOËL LEMAY

Le Grand Prix du Canada a encore été le théâtre d’une spectaculaire course. Sous la pluie, Verstappen a signé une troisième victoire de suite à Montréal alors que trois pilotes ont pris les commandes au fil des 70 tours. La stratégie d’arrêts aux puits a finalement souri à Red Bull aux dépens de McLaren.

Un fait rarissime a marqué le troisième segment des qualifs quand Russell et Verstappen ont enregistré un chrono identique afin de partir de la première ligne au circuit Gilles-Villeneuve.

Des dizaines de chicanes internes

Que serait une saison de F1 sans petits drames internes, chicanes sur la piste et en coulisses? Des péripéties qui pimentent les courses endormantes et les temps morts. Elles se sont répandues à travers les 10 écuries du plateau. Mais certaines ont éclaté publiquement.

Commençons par celle entre Tsunoda et Ricciardo chez RB Honda dès la première course au Bahreïn. Mécontent que son patron lui ait ordonné de laisser passer Ricciardo pour chasser la voiture Haas de Magnussen en fin de course, le jeune et bouillant Japonais l’a fait savoir durant le tour d’honneur alors qu’il a dépassé son coéquipier dans une manœuvre l’effleurant de justesse. Le vétéran australien a ensuite pointé du doigt son immaturité.

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Getty Images via AFP
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À maintes reprises, Alpine a aussi dû calmer le jeu entre Gasly et Ocon dans ses garages. Il y a très longtemps que ces deux pilotes ne sont pas sur la même longueur d’onde. Leur rivalité remonte au karting. Bref, un nouveau chapitre de leur rivalité s’est écrit lors du premier tour à Monaco quand Ocon a attaqué Gasly dans le virage serré avant le tunnel. Une manœuvre hyper risquée qui a mené à un accident et un retrait de la course, une pénalité de cinq places à la course suivante, au Canada, ainsi qu’à une rencontre au sommet avec les grands patrons. Les deux ont remis ça en Autriche un mois plus tard, mais sans casse, alors qu’en dépassant Ocon, Gasly l’a verbalisé à la radio avec un «Ciao!» bien senti.

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Même dans les écuries de pointe, le ton est monté. Chez McLaren, Lando Norris n’a pas apprécié devoir laisser la tête du Grand Prix de Hongrie avec deux tours à compléter. Il a alors remis en question les stratégies. Mais la direction lui a indiqué que pour gagner un titre, l’équipe prime. À cela s’ajoutent évidemment les termes contractuels d’Oscar Piastri...

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Et pour finir, Ferrari aussi a goûté aux tensions alors que Charles Leclerc a souvent estimé s’être fait avoir aux dépens de son coéquipier Carlos Sainz. Cette rivalité interne ne date pas d’hier. Le couvercle de la marmite a toutefois sauté à Vegas quand, sur les ondes radio, le Monégasque a lâché: «Être gentil me fait encore chier, comme tout le temps, tout le temps.»

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À ne pas inviter au même party cet hiver!

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Lance Stroll et Daniel Ricciardo ont connu une saison difficile. Le Canadien a enfilé les contre-performances dans une voiture qui a peiné à tenir le rythme sur le peloton. L’autre n’a pas terminé le calendrier alors qu’il a pris la porte de RB Honda à la 18e course. Les deux pilotes ont toutefois marqué cette saison en raison de leur accroche en Chine. Avant une relance derrière une voiture de sécurité au 26e tour, Stroll a littéralement embouti le derrière de la RB Honda de Ricciardo. Le premier l’a traité d’idiot alors que l’autre l’a enguirlandé et a critiqué son pilotage. ll n’en fallait pas plus pour que l’histoire se transporte à Miami deux semaines plus tard où le malaise a continué à planer. Stroll a affirmé en conférence de presse avoir réglé la situation avec son rival. Ce qui n’était pas vrai selon l’Australien.

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Verstappen et Russell ont fait des flammèches aux deux derniers rendez-vous à Lusail et à Abou Dhabi. Dans une querelle de mots qui a débuté au Qatar, le champion du monde a dit avoir perdu tout respect envers le pilote de Mercedes en raison d’une manœuvre sur la piste qui lui avait valu une pénalité. Aux Émirats arabes unis, la dispute a pris d’énormes proportions alors que Russell a qualifié Verstappen d’intimidateur. Selon lui, «Mad Max» lui aurait dit qu’il le percuterait et lui mettrait la tête dans le mur. Des paroles et des intentions qui n’ont pas leur place en course automobile selon le Britannique.

Les deux nouveaux ennemis ont toutefois partagé un repas dans une soirée impliquant les 20 pilotes du plateau à Abou Dhabi. Norris a mis une pincée de sel sur les réseaux sociaux en assurant que les deux pilotes n’étaient pas attablés l’un à côté de l’autre durant la soirée.

Un véritable tour de force au Brésil

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Parti de la 17e place sur la grille, «Mad Max» a livré l’une de ses meilleures performances en carrière au Brésil. La pluie a causé bien des dommages et forcé l’agitation de nombreux drapeaux jaunes, ce qui a permis au Néerlandais de grimper le peloton rapidement pour finalement prendre la tête au 43e tour. Une fois sur le podium, il fut flanqué de rivaux inhabituels en ceux d’Alpine, Esteban Ocon et Pierre Gasly. Conjuguée à la sixième place de Norris, cette performance étincelante de Verstappen lui a d’ailleurs permis de prendre un net avantage au classement des pilotes.

Quatre d’affilée

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Un c’est bien... quatre de suite c’est encore mieux! Max Verstappen était tout sourire à Las Vegas où il a décroché un quatrième championnat du monde en remportant la huitième de ses neuf victoires de la saison. Un titre durement acquis par rapport à 2022 et 2023. Le Néerlandais a débuté la campagne en force, notamment en signant sept positions de tête de suite aux sept premières courses. Il a aussi gagné sept grands prix jusqu’à la mi-saison. Ça s’est gâté par la suite avec une voiture Red Bull capricieuse. Pour la première fois depuis l’intense lutte face à Lewis Hamilton, qui s’était décidée dans le dernier virage de la saison, le championnat des pilotes fut plus chaudement disputé jusqu’à la 22e des 24 étapes, notamment grâce à l’émergence de Lando Norris qui a gagné quatre courses. Ces deux-là promettent de pimenter le spectacle dans les prochaines années.

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McLaren aura attendu 26 ans

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Chauffée par Ferrari, l’écurie McLaren a finalement remporté le Championnat du monde chez les constructeurs avec une priorité de 14 points. Il s’agit d’une première consécration depuis son grand divorce avec Mercedes qui a fondé son écurie en 2013. Mais surtout, une première depuis 1998 alors que Mika Hakkinen et David Coulthard avaient devancé la Scuderia. Propulsé par le moulin Mercedes depuis la saison 2021, McLaren a fait des pas de géants. Et avec deux jeunes surdoués du volant en Lando Norris et Oscar Piastri, les ingénieurs ont livré des bagnoles compétitives et rapides pour tous les types de circuit.

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