De grands fans de hockey d’abord et avant tout à Québec
Peu importe leur allégeance, les fans sont arrivés très tôt, mardi, à la place Jean-Béliveau.


Jean-François Racine
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Les citoyens de Québec sont d’abord et avant tout de grands amateurs de hockey.
Peu importe leur allégeance, les fans sont arrivés très tôt, mardi, à la place Jean-Béliveau, en prévision de cette rencontre préparatoire entre Montréal et Ottawa.
Oublions le cliché. Le vox pop, ou micro-trottoir, qui permet de sonder la population sur tous les sujets, n’est jamais aussi facile que lorsqu’il est question des Canadiens... ou des Nordiques. L’enthousiasme est à son comble et le refus de répondre, quasi impossible.

Une dominance
Les chandails du CH étaient fortement majoritaires et ceux des Sénateurs, plutôt rares devant le Centre Vidéotron.
Heureusement, quelques irréductibles portaient encore le plus beau, celui des Bleus évidemment. Le 26 de Stastny et le 19 de Sakic se promenaient toujours parmi la marée rouge montréalaise.

Sacrilège ou non, Yannick Lafond avait enfilé le gilet des Nordiques, mais avec celui du CH juste en dessous.
«On aimerait des matchs réguliers de plusieurs équipes différentes ici. En attendant, on a le Canadien. On y croit moins, mais on veut encore une équipe», a-t-il expliqué.
Outre le calendrier des Remparts et les Championnats du monde de hockey de 2027 et 2029, les spectateurs présents souhaitent un nombre plus élevé d’événements du genre dans la capitale.
«C’est ce qu’on attend. J’ai un siège de J’ai ma place depuis 2015. L’espoir est plus mince. Ottawa pourrait peut-être jouer quelques matchs. Ça ne me dérange plus que le Canadien connaisse du succès. Je leur prévois même la Coupe Stanley d’ici deux ou trois ans», a ajouté Benoît Marois.
Juste à côté, Chantal Gagné n’était pas du tout d’accord avec, dans les mains, son uniforme des Nordiques et la couleur bourgogne de l’Avalanche. «J’ai vu la coupe Avco. Jamais je ne porterai le chandail du Canadien. Même me faire photographier avec des joueurs, c’est non. Avec [le commissaire de la LNH Gary] Bettman, ça ne reviendra pas.»
Duo père-fils
Sans surprise, l’espoir d’un retour de la LNH à Québec est ébranlé. «C’est dommage. Ça prend quelqu’un qui lève la main et qui est full cash. Il n’y en a pas. Ou il faut le trouver. Winnipeg a été très chanceux. Heureusement que Lane Hutson est là sinon je vendais mon billet», a affirmé Carl Tremblay, un modèle «hybride» avec casquette bleue et chandail rouge.
Dans l’allée commémorative, près de l’œuvre des trois frères Peter, Anton et Marian, c’est un duo père-fils qui rencontrait la foule avec joie. Pierre Dagenais et son fils Maddox vivaient un beau moment en compagnie du nouveau retraité David Savard.
«C’est vraiment spécial d’être ici avec mon père», a lancé le talentueux centre de 17 ans des Diables rouges.
Le paternel ne cache pas non plus son stress de parent devant l’avenir prometteur de fiston.
«C’est un beau feeling. D’être avec lui comme ça, c’est une belle expérience familiale. Le voir jouer, ça vient avec la pression. Je vis plus de stress à le voir que pendant ma propre carrière. Je le ressens d’une autre manière. Il y a beaucoup de sacrifices et je suis fier», a confié Pierre Dagenais, qui a joué 142 matchs dans la LNH avec les Devils, les Panthers et les Canadiens.
