De grandes décisions à prendre pour le CH et... Jakub Dobes livre le fond de sa pensée
Benoît Rioux et Jessica Lapinski
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Devant d’importantes décisions à venir, le Canadien pourrait prochainement mettre fin au ménage à trois chez les gardiens. Jakub Dobes ne croit toutefois pas qu’il mérite d’être rétrogradé.
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Lundi soir, dans le match gagné 6 à 3 contre les Canucks, il s’agissait d’un premier départ pour Dobes depuis le 1er janvier. Il a fait le travail, repoussant 20 des 23 tirs dirigés vers lui.
L’actuel ménage à trois du Canadien a ses bons côtés, ces temps-ci, avec le calendrier chargé au possible en raison de la tenue des Jeux olympiques, en février.
Par exemple, Samuel Montembeault s’est rendu à Washington dès lundi. Comme il sera fort possiblement le gardien partant face aux Capitals, cela permettra au CH d’avoir devant son filet un gardien plus reposé, mardi, qui n’aura pas fait le voyage le jour même.
«Je ne comprends pas»
Mais on se doute tout de même que cette situation ne sera pas éternelle. Et quand le ménage à trois prendra fin, Dobes pourrait-il être celui qui sera cédé à Laval? Le gardien de 24 ans montre certes un dossier de 14-5-3 cette saison, mais à ,888 et 3,01, respectivement, son taux d’efficacité et sa moyenne de buts accordés demeurent assez ronflants.
«Je ne sais pas, a déclaré le Tchèque, lorsque questionné ce sujet après le match. J’ai gagné, quoi, il y a deux semaines, et j’ai encore gagné [lundi]. Je n’avais pas joué entre les deux matchs. Je n’ai pas les réponses, parce que je ne parle de cela à personne.» (À voir en vidéo principale.)
«Tu ne parles pas du tout à l’équipe de direction?» l’a relancé un journaliste.
«Non, a répondu Dobes. J’ai parlé à Marty [Martin St-Louis] pour la première fois de ma vie, mais je ne peux pas dire ce qui est ressorti de cette discussion. Je ne comprends pas, je ne sais pas.»
La situation n’est pas inhabituelle, cela dit. Ce sont les adjoints de St-Louis qui discutent avec les gardiens, et non l’entraîneur-chef.
«J’aimerais vous en dire plus, mais je ne sais pas, a-t-il poursuivi. Je veux seulement être là pour mes coéquipiers, pour mes incroyables fans. C’est tout. Je veux gagner. C’est ce que j’ai fait toute ma vie. Depuis que je suis chez les juniors, j’ai appris à gagner et tout ce que je sais, c’est que j’ai tout laissé sur la table [lundi soir].
«Si j’étais cédé [à Laval], je ne comprendrais pas», a-t-il ensuite ajouté en toute transparence, faisant valoir qu’il gagne régulièrement.
À son départ précédent, à Raleigh, Dobes avait permis cinq buts, mais le Canadien l’avait néanmoins emporté par le pointage de 7 à 5 contre les Hurricanes de la Caroline. Le gardien possède un dossier de 7-1-3 sur les patinoires adverses cette saison, tandis que sa fiche à domicile est maintenant de 7-4.
Plus difficile pour le quatrième trio
En attendant les prochaines décisions, c’est le quatrième trio du Canadien qui n’a pas joué son meilleur match, lundi soir au Centre Bell, avant que le club prenne l’avion vers Washington. Sans le vouloir, Joe Veleno, Samuel Blais et Owen Beck ont conséquemment facilité le travail de l’état-major qui, tôt ou tard, devra décider qui sort de l’alignement en raison du retour au jeu de quelques attaquants, à commencer par Josh Anderson.
«Ils nous ont donné du bon hockey, mais ils ont déjà mieux joué que ce soir [lundi], a reconnu l’entraîneur-chef, Martin St-Louis, après le gain face aux Canucks. Nos deux premiers trios ont dominé et c’est ce qui a mené notre offensive. Je m’attends à ce que notre quatrième trio joue leur rôle, comme ça a été le cas récemment.»

Beck, qui sera sans doute le premier attaquant rétrogradé, a terminé le match contre les Canucks sans aucun tir. Il a par ailleurs servi une petite mise en échec et bloqué un seul lancer.
«On a une belle connexion les trois ensemble, on est capables d’apporter un élément physique et quand on a la rondelle, on peut faire des bons jeux, avait pourtant vanté Blais, dimanche, après l’entraînement optionnel du Canadien. On passe de bonnes minutes dans la zone adverse.»
Blais ne veut pas y penser
Ce fut donc plus difficile lundi soir pour lui, Veleno et Beck. Malgré tout, Blais a complété le match avec quatre mises en échec et deux tirs bloqués. Il a aussi effectué une belle passe à Kaiden Guhle, en première période, mais le puissant tir du défenseur a frappé le poteau. Blais pourrait être rétrogradé, mais certainement pas avant Beck.
«J’essaie de ne pas trop penser à ça, avait encore confié Blais, dimanche. Depuis que je suis arrivé ici, je pense que ça va quand même bien. Je garde ça simple... Pour moi, le but est de continuer comme ça. Les décisions, ce n’est pas moi qui vais les prendre.»
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :