De George Clooney à Katy Perry, les vedettes appuient Kamala Harris
Agence QMI
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D’Ariana Grande à Katy Perry, la candidate démocrate à la présidentielle américaine Kamala Harris engrange les soutiens dans le monde du spectacle et de la culture pop, sur fond de mèmes sur les réseaux sociaux.
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Si la méga vedette Beyoncé ne s’est pas prononcée publiquement, elle a, selon la chaîne CNN, autorisé l’utilisation par la campagne de Kamala Harris de sa chanson Freedom, alors qu’elle est connue pour garder un contrôle très strict sur sa musique. Sa mère, la créatrice de mode Tina Knowles, a rapidement apporté son soutien officiel à la vice-présidente des États-Unis, dans la foulée de l’annonce choc du retrait de la candidature du président Joe Biden dimanche. Barbara Streisand, John Legend et Janelle Monae font partie de la myriade de soutiens venus de cet univers en général acquis aux démocrates, à l’instar de George Clooney, Viola Davis, Julia Louis-Dreyfus, Robert De Niro ou encore Spike Lee.
Avec ses 59 ans et son énergie sur les estrades, Kamala Harris redonne un coup de jeune à la campagne démocrate qui était engluée dans les spéculations autour de la santé et l’acuité mentale du dirigeant de 81 ans, surtout depuis son débat désastreux face à l’ancien président et candidat républicain Donald Trump le 27 juin.
«Remix»
Sur les réseaux sociaux, où Joe Biden était moqué pour son pas hésitant et son air parfois hagard, les «remix» des petites phrases de la vice-présidente ou des danses enthousiastes se font nombreux, avec des airs pop à la mode chantés par Charli XCX, mais aussi Beyoncé, Taylor Swift ou Chappell Roan.

Devenu viral, le «Kamala EST brat» [sic] lancé dimanche par Charli XCX a été saisi au bond par l’équipe de campagne de la candidate, qui a changé la couleur de sa bannière sur certains réseaux sociaux pour copier celle, verte, de l’album (Brat) de la chanteuse britannique. Voilà la démocrate associée à la tendance du «brat summer» (l’«été brat»), autrement dit une grosse dose d’énergie fêtarde, sur fond d’anxiété juvénile.
La chanteuse Katy Perry, soutien en 2016 de la campagne de Hillary Clinton, a également posté un montage de son dernier morceau, Woman’s World, sur des images de Kamala Harris et sa désormais célèbre phrase, que la candidate a attribuée à sa mère: «Vous croyez que vous venez de tomber d’un cocotier?».
Le cocotier est désormais un symbole de la campagne de Harris.
Quant à la rappeuse Cardi B, elle a rappelé sur Instagram, avec une vidéo postée quelques jours plus tôt à l’appui, avoir «dit à tout le monde que Kamala aurait dû être la candidate de 2024». La vedette du hip-hop originaire du Bronx avait indiqué, du temps où Joe Biden était encore candidat, qu’elle ne voterait pas. Mais elle n’a pas encore clairement dit que son remplacement par Kamala Harris la faisait changer d’avis.
Une technique politique
La musique a souvent marqué les campagnes électorales. En 1992, le président Bill Clinton avait choisi le morceau Don’t Stop de Fleetwood Mac comme chanson officielle de campagne. Le groupe s’était d’ailleurs réuni pour l’assermentation de M. Clinton.
Pour la campagne de Joe Biden, en 2020, la vedette Taylor Swift avait accepté que l’équipe de campagne utilise la chanson Only the young. La chanteuse qui n’avait jamais exprimé d’opinion politique auparavant a lancé ce morceau pour encourager les jeunes Américains à aller voter.
Du côté du parti de Donald Trump, la musique de Kid Rock a animé la Convention républicaine.
Justin Trudeau avait utilisé la même technique en 2019. Il avait eu l’autorisation du groupe de rock The Strumbellas pour faire la promotion de sa campagne électorale.