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Le quart des Alouettes Davis Alexander gonflé à bloc pour le début de la saison

Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2026-06-04T04:00:00Z

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Si l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, les Alouettes sont en voiture avec Davis Alexander. Jour après jour, durant la saison régulière, le quart-arrière est le premier joueur à se pointer au Stade olympique, la plupart du temps aux alentours de 5 h 45.

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« Tu ne peux pas te rendre à un endroit juste pour dire : “c’est moi qui suis là le premier”, précise Alexander. Si tu arrives à cette heure-là, c’est pour accomplir quelque chose. »

Chaque matin, l’athlète de 27 ans a ainsi rendez-vous avec le coordonnateur offensif Anthony Calvillo afin de préparer les entraînements et peaufiner les stratégies offensives.

Cette routine lui plaît. Il applique sensiblement la même recette que les quarts ayant défilé avant lui dans l’organisation montréalaise, dont Cody Fajardo, Trevor Harris et, il y a bien des années, un dénommé Calvillo.

Objectif : la coupe Grey

Après la conquête de la coupe Grey des Alouettes, en 2023 avec Fajardo, Alexander est envahi par l’idée de mener les siens vers un nouveau championnat. Au terme d’une saison ponctuée par les blessures pour le quart-arrière, le club est arrivé tout juste à court, l’an dernier, lors d’une finale perdue contre les Roughriders de la Saskatchewan.

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« Je pense continuellement à comment on peut s’améliorer comme équipe et comment je peux être meilleur pour cette organisation, dans tous les aspects », résume le numéro 10 des Alouettes.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Le directeur général Danny Maciocia, qui partage évidemment le même objectif de gagner, laisse tomber une anecdote démontrant à quel point Alexander est animé par un désir de vaincre.

Arrivé à Montréal bien avant la date requise, le quart-arrière envoyait ainsi un message texte à Maciocia, le lundi 27 avril, pour solliciter une petite rencontre avec lui dans les bureaux de l’équipe.

« J’ai été obligé de lui rappeler qu’on avait un repêchage à préparer », a noté le DG, qui avait néanmoins pris soin de rencontrer son vaillant joueur.

« Davis est très motivé et je suis convaincu qu’il va faire de belles choses pour nous cette année », résume Maciocia.

Motiver les troupes

Parmi ses nombreux coéquipiers, les receveurs de passes Tyler Snead et Tyson Philpot alimentent le fait qu’Alexander vit pour le football, surtout qu’ils ne sont pas tellement différents de lui.

« On a été des colocataires dans les dernières années et on a passé tellement de temps à parler de football et à regarder du football ensemble, que ce soit la LCF ou la NFL, dit Snead. Tout ce qu’il fait semble en lien avec ce sport. Il est tellement compétitif, c’est plaisant d’être avec lui et c’est motivant. »

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« Je ne voudrais pas jouer avec un autre quart-arrière, de corroborer Philpot. Davis Alexander est mon meilleur ami et il est, à mes yeux, le meilleur quart-arrière dans cette ligue. »

Avec le sourire

Malgré la douloureuse défaite, Philpot conserve de précieux souvenirs de la semaine de la Coupe Grey, en 2025 à Winnipeg, au cours de laquelle il était le cochambreur d’Alexander.

« À chaque fois que je revenais à la chambre, il était en train de revoir ses lectures de jeux ou encore d’étudier certaines séquences vidéo, raconte-t-il. Il vit pour le football et c’est bénéfique pour tout le monde autour de lui. Il est un grand meneur et un beau modèle à suivre. »

« J’aime aussi rire dans la vie et je souris souvent, note Alexander, en mettant les choses en perspective. C’est un peu ma façon de prendre une pause du football, car lorsque je me retrouve sur le terrain, je suis un féroce compétiteur, pendant les entraînements, mais encore davantage durant les matchs. »

À l’aube du début de la campagne face aux Tiger-Cats, jeudi soir à Hamilton, Alexander possède une fiche immaculée de 11-0 en saison régulière à titre de quart-arrière partant dans la Ligue canadienne de football. Il a ajouté deux autres victoires en éliminatoires avant de s’incliner, diminué physiquement, en finale de la Coupe Grey.

Un moyen de s’évader

Le football représente bien plus qu’une passion et un gagne-pain pour Davis Alexander. Le quart-arrière des Alouettes s’est servi de son sport, au cours des dernières années, pour traverser différentes épreuves dans sa vie personnelle.

« Avec la maladie et le décès de mon père, ç’a été une échappatoire, car tu n’as pas le temps de penser à autre chose quand tu te retrouves sur le terrain, vient mentionner l’athlète de 27 ans. Je dirais que c’est une manière de s’évader qui est saine. »

Fournie par les Alouettes de Montréal
Fournie par les Alouettes de Montréal

Son père Matt est décédé à seulement 56 ans, le 31 août 2024, à la suite d’une bataille contre le cancer du poumon.

« Le football est ma vie, résume Alexander. Ce sport m’amène de belles opportunités et d’extraordinaires relations. J’aime passer du bon temps avec d’autres humains. J’en suis très reconnaissant et je ne prends rien acquis. »

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